Belgique: La mort d'Antoine, 12 ans, secoue toute une région
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BelgiqueLa mort d'Antoine, 12 ans, secoue toute une région

La ville de Huy est bouleversée par le décès d'un jeune garçon, emporté samedi par un ruisseau soudainement sorti de son lit. Son corps a été retrouvé lundi matin.

par
joc

La commune de Tihange, section de la ville wallonne de Huy (centre), est sous le choc. Samedi après-midi, un jeune garçon de 12 ans a disparu dans des circonstances dramatiques. Antoine et ses copains du Patro (ndlr: un mouvement de jeunesse d'inspiration catholique qui existe en France, en Belgique et au Canada) jouaient à cache-cache dans une prairie quand un ruisseau est brusquement sorti de son lit. Le jeune garçon et sa monitrice, Edwige Wiliquet, ont été emportés par la puissance des flots. Ils ont été aspirés dans un avaloir d'égout, par-dessus la grille.

La jeune femme, âgée de 22 ans, a pu s'accrocher à une échelle. Elle a tout essayé pour sauver Antoine mais n'a pas réussi à attraper sa main. La monitrice a été retrouvée avec deux doigts qui dépassaient d'une taque d'égout. En sang et en état de choc, elle a raconté être restée en contact verbal avec l'enfant jusqu'à peu de temps avant d'être secourue. Depuis le drame, Antoine restait introuvable. Arrêtées dimanche en fin de journée, les recherches ont repris ce lundi à 10h, avec l'appui de l'armée. Et les chances de retrouver le garçon en vie étaient très faibles, rapporte RTL.be.

«Il faut être réaliste (...) Samedi, nous étions dans une situation d'urgence. Il y avait encore la possibilité de sauver une vie. Le temps est passé, on ne cherche pas nécessairement à sauver une vie, mais à retrouver l'enfant», avait expliqué le commissaire Alain Remue. Ses craintes se sont malheureusement confirmées quelques heures plus tard: le corps d'Antoine a été retrouvé dans la Meuse grâce au sonar d'un bateau. Le petit garçon était accroché à des cailloux.

Comme l'explique 7 sur 7, le ruisseau baptisé l'«Homme sauvage» n'est pas réputé pour être dangereux. Mais à cause de la montée des eaux, il s'est transformé en «avalanche d'eaux glacées». Le dégel pourrait être en cause. Il est également possible qu'une sorte de barrage constitué de branches et de glace ait cédé sous la pression, provoquant comme un «mini-tsunami».

Longtemps suspendue au sort d'Antoine, toute la région accuse le coup. «J'ai eu la maman d'Antoine au téléphone dimanche matin, je suis incapable de vous décrire son état. Tant qu'elle n'aura pas son enfant dans les bras, elle voudra toujours croire qu'il est encore en vie», avait confié, ce week-end, une de ses amies au site sudinfo.be. L'enfant vivait avec sa maman et sa soeur, Lou, 4 ans, dans un logement social à Amay. Sur le web, l'émotion est également très forte. Les messages de condoléances et les hommages pleuvent. Le prénom d'Antoine accompagné du foulard jaune et vert, emblème de son patro, revient inlassablement.

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