Alerte enlèvement: La mort de Lucie relance le débat
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Alerte enlèvementLa mort de Lucie relance le débat

Le conseiller aux Etats Didier Burkhalter (PRD/NE) estime que l'alerte enlèvement aurait pu éviter la mort de Lucie.

En France, depuis l'introduction d'un tel système, les victimes ont toutes pu être sauvées, relève le Neuchâtelois.

Didier Burkhalter se bat depuis 2007 pour l'introduction en Suisse d'un système d'alerte lors de la disparition d'enfants. Jusqu'ici, sa requête a butté contre le fédéralisme. Le sujet est à nouveau à l'agenda du Conseil des Etats jeudi prochain.

Après le meurtre de Lucie, une jeune fille au pair fribourgeoise disparue depuis mercredi dernier et dont le corps a été découvert dimanche soir près de Baden (AG), «le Conseil fédéral n'a plus d'excuse pour ne pas agir», souligne le sénateur, cité mardi par «24 Heures». Une alerte enlèvement ne résoudrait pas tout, mais constituerait un instrument très utile, comme le montre l'expérience française.

Dans les sept cas d'enlèvements survenus en France depuis l'introduction d'un tel système, les sept victimes ont pu être sauvées, a précisé à l'AP Didier Burkhalter. Quatre critères doivent être présents pour déclencher une alarme: la vie de la victime doit être en danger, l'enlèvement assuré, la victime mineure et une localisation possible. Tous ces critères auraient été remplis dans le cas de Lucie. (ap)

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