Lausanne: La Municipalité interpellée pour l'attitude d'un élu
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LausanneLa Municipalité interpellée pour l'attitude d'un élu

Parce que David Payot a appelé à la désobéissance civile alors que son mandat voudrait qu'il respecte et fasse respecter les lois, le PLR va déposer une interpellation urgente, mardi soir.

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mkm/ats
David Payot est déjà sous le feu des critiques quelques mois après son élection à la Municipalité de Lausanne.

David Payot est déjà sous le feu des critiques quelques mois après son élection à la Municipalité de Lausanne.

photo: Keystone/Laurent Gillieron

«La Municipalité parraine-t-elle un hors la loi?»: c'est le titre d'une interpellation urgente que va déposer le groupe PLR du Législatif de la Ville de Lausanne auprès de l'Exécutif, mardi soir. Le texte, qui comporte six questions, fustige le comportement adopté et les propos tenus par le popiste David Payot, élu à la Municipalité en juin dernier.

Le 21 septembre dernier, lors d'une conférence de presse du Collectif R qui milite contre les renvois de requérants d'asile dans le premier pays européens de transit selon les accords de Dublin, il s'était dit solidaire de l'appel à la désobéissance civile lancée par le collectif, mais «à titre personnel, sans impliquer la Municipalité». Il avait également indiqué ne pas accueillir de migrant chez lui en ce moment, mais qu'il n'hésiterait pas à le faire si cela lui était demandé.

David Payot avait précisé ne pas avoir prévenu la Municipalité de sa participation à cette conférence de presse. Dans la foulée, certains de ses collègues au sein de l'Exécutif de la capitale vaudoise, à large majorité rose-rouge-vert, avaient parlé de faute politique.

A travers les six questions de l'interpellation, le PLR s'interroge si la Municipalité cautionne que l'un de ses membres appelle à ne pas respecter des engagements internationaux pris par la Confédération à et violer le droit fédéral. Il demande aussi si l'attitude de David Payot respecte le serment qu'il a prêté en acceptant sa fonction et si la Municipalité considère qu'un de ses membres ou qu'elle-même est au dessus de la loi. Le texte demande aussi à l'Exécutif quelles seront les suites à donner à ce dossier, notamment si l'élu popiste venait à être condamné pénalement.

Nouvelle perquisition chez un parrain du Collectif R

Le Collectif R a dénoncé une nouvelle perquisition chez le parrain d'un réfugié érythréen, le photographe Matthieu Gafsou. La police vaudoise s'est présentée lundi à l'aube à son domicile avec l'objectif de renvoyer le jeune migrant vers l'Italie, affirme le mouvement. «Ce jeune homme n'a commis aucun crime. Il cherche simplement à déposer une demande d'asile en Suisse. Son renvoi en Italie aurait de graves conséquences au vu des conditions d'accueil», déplore le collectif.

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