Actualisé 24.11.2009 à 13:59

OsloLa Norvège inaugure le premier prototype de centrale osmotique

La Norvège a inauguré mardi le premier prototype de centrale osmotique, une technologie exploitant la réaction obtenue quand eau douce et eau salée se rencontrent, nouvelle étape dans la quête d'énergies propres susceptibles d'aider à enrayer la montée du thermomètre.

Dans une ancienne usine de chlore en briques rouges, sur les rives du fjord d'Oslo, la compagnie publique norvégienne Statkraft va tester une forme d'énergie qui devrait à terme permettre à tous les Etats disposant d'un accès à la mer de réduire leur dépendance aux énergies fossiles.

«Si cela ne suffira pas en soi à sauver la planète, nous estimons que l'énergie osmotique sera une part importante du portefeuille global d'énergies renouvelables», a déclaré Baard Mikkelsen, le directeur général du groupe.

L'osmose est un processus largement répandu dans la nature qui permet aux arbres d'absorber l'eau à travers leurs feuilles.

Lorsque deux masses d'eau, l'une douce, l'autre salée, sont mises en contact à travers une membrane --fine pellicule qui bloque le sel mais laisse passer l'eau--, la première migre naturellement vers le contenant de la seconde, générant une pression, qu'une turbine convertit en électricité.

Inauguré par la princesse norvégienne Mette-Marit, le prototype situé à Tofte, à 60 km au sud d'Oslo, n'aura dans un premier temps qu'une capacité limitée de «quelques centaines de watts» --juste de quoi faire fonctionner une cafetière-- qui devrait être ensuite portée à entre 2 et 4 kilowatts (kW).

Mais la compagnie, qui se présente comme étant le premier producteur européen d'énergies renouvelables, a pour objectif de construire à l'horizon 2015 un premier prototype commercial de 25 MW, soit de quoi alimenter environ 10.000 ménages.

Selon ses promoteurs, l'énergie osmotique, idéale pour l'embouchure des cours d'eau, représente un potentiel global de 1.700 térawattheure (TWh) par an, équivalant à la moitié de la production énergétique actuelle de l'Union européenne.

Au total, Statkraft et l'Etat norvégien ont investi 150 millions de couronnes dans la recherche sur cette forme d'énergie. (afp)

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