22.11.2020 à 17:27

Revendication de la Grève des femmesLa notion de consentement doit être inscrite dans le code pénal

Les collectifs romands de la Grève féministe et des femmes exigent que l’absence de consentement soit intégrée à la définition juridique du viol et d’autres violences sexuelles.

La Grève féministe et des femmes exige l’inscription de la notion de consentement dans la révision du code pénal. (Photo d’archive)

La Grève féministe et des femmes exige l’inscription de la notion de consentement dans la révision du code pénal. (Photo d’archive)

KEYSTONE/MAGALI GIRARDIN

La Suisse doit intégrer la notion de consentement dans sa révision du code pénal. Les collectifs romands de la Grève féministe et des femmes* (ndlr: l’astérisque à pour but de rendre visible la diversité des identités de genre) l’exigent, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes le 25 novembre.

Aujourd’hui, pour qu’un viol soit reconnu comme tel par la justice, il faut prouver qu’il y a eu contrainte, a indiqué l’Association interjurassienne grève des femmes* dimanche dans un communiqué. «Or, cette définition annihile notamment l’état de sidération rapporté par de nombreuses personnes ayant subi un viol», écrit-elle.

L’association avance aussi que cela ne respecte pas la Convention d’Istanbul, entrée en vigueur en 2018 en Suisse. Le texte prévoit entre autres que l’absence de consentement soit au centre de la définition juridique du viol et d’autres violences sexuelles.

Prévention et éducation

Outre le fait que cette disposition soit inscrite dans la révision du code pénal, la Grève féministe et des femmes* demande aussi des fonds pour mettre en place des politiques de prévention et d’éducation sur les violences sexistes et sexuelles. Elle souhaite aussi un renforcement des structures associatives actives dans la lutte contre ces violences.

En 2019 en Suisse, 22% des femmes ont subi des actes sexuels au cours de leur vie et 12% ont eu des rapports sexuels contre leur gré, lit-on dans le communiqué. Mais seulement 8% des personnes concernées ont signalé à la police les violences subies. La honte «doit changer de camp», écrit l’association.

Mobilisations

Celle-ci annonce par ailleurs que des mobilisations auront lieu le 25 novembre dans plusieurs localités de Suisse romande, dans le respect des mesures sanitaires. En outre, des bougies seront allumées à 18h30 pour rendre visibles les violences sexistes et sexuelles subies par les femmes.

Des tables rondes et des conférences seront aussi organisées par les différents collectifs cantonaux.

(ATS/NXP)

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