Actualisé

Céline des «Anges 11»«La notoriété me fait extrêmement peur»

Céline, Genevoise de 26 ans, figure au casting des «Anges 11».
Une expérience enrichissante, même si elle ne cherche pas la célébrité.

par
Ludovic Jaccard
Céline Morel ne regrette pas son expérience dans la téléréalité.

Céline Morel ne regrette pas son expérience dans la téléréalité.

NRJ12

Fashion blogueuse, mannequin et joaillière, Céline Morel, 26 ans, adore multiplier les expériences. Pas étonnant que la belle soit désormais candidate dans «Les Anges 11», à Miami.

Pourquoi avez-vous eu envie de participer aux «Anges 11», sur NRJ12?

J'ai un rêve depuis une dizaine d'années: créer ma propre marque de joaillerie. Du coup j'avais participé au concours Miss Suisse, en 2015, en me disant que ça allait me faire connaître du monde. Faire du réseautage. Aujourd'hui, je pense que cette émission me donnera plus de visibilité.

Vous faites partie des Anges anonymes et votre but dans l'émission est de devenir mannequin, non?

Oui, parce que je ne pouvais pas faire de la joaillerie à Miami (rire). Je me suis donc dit que j'y allais en tant que mannequin car je savais que j'avais toutes mes chances d'être prise et de rester le plus longtemps possible dans l'aventure. Et je suis quelqu'un qui adore faire plein de choses différentes. Je ne peux pas me contenter d'une seule activité.

Ne craignez-vous pas que la téléréalité vous colle une étiquette plutôt négative?

Cela fait six ans que l'on me contacte pour faire ce genre d'émission et j'avais toujours refusé jusqu'à présent, parce que j'avais très peur de ça. Peur du regard de mon entourage, de mes proches, des répercussions sur ma famille. Je me suis dit qu'à 26 ans j'étais prête à assumer tout ça, que c'était le moment ou jamais. J'avais envie de vivre une aventure hors du commun. Pour moi, c'est une super histoire à raconter plus tard.

Comment ont réagi vos proches?

Ils n'étaient pas au courant. Je n'ai averti personne (rire). Mes parents ont confiance en moi. Mon parcours n'a jamais été traditionnel. J'ai arrêté l'école à 16 ans parce que je voulais être designer de bijoux. Je savais déjà ce que je voulais. Pour mes parents, tant que je suis heureuse et indépendante, tout va bien. Je ne voulais donc pas les inquiéter car cela risquait aussi de me faire paniquer. Je me suis dit: «Je le fais et on verra bien!»

Ils l'ont donc découvert en vous voyant à la télé ?

Oui, en même temps que tout le monde. Ils ont été surpris, c'est le moins qu'on puisse dire (rire).

Et qu'en pensent vos amis?

Ils avaient tous très peur pour moi. Ils étaient morts de trouille. Mais quand ils ont découvert les images dans les premiers épisodes, ils m'ont dit bravo. Ils ont trouvé ça génial.

Vous savez vous faire respecter face à des candidats parfois irrespectueux?

Ce qui m'étonne en bien c'est qu'on a toujours peur de recevoir des commentaires négatifs. Mais depuis seulement quelques jours que je suis à l'écran, je n'ai que des retours positifs de la part des internautes. C'est incroyable. Pourtant je me confronte à de fortes têtes dans l'émission. Je ne me suis pas laissée faire, mais je suis toujours restée polie. J'ai reçu une éducation et j'ai des valeurs et des principes. Mais quand on me manque de respect, je sais me défendre.

Vous ne jouez donc un pas un personnage?

Non, je suis vraiment comme ça, mais ça m'a valu beaucoup de tensions. Parce dans cette émission, ce sont les Anges qui décident en partie qui sont les Anges anonymes qui les rejoindront à Miami. Et tous les Anges anonymes se sont ligués contre moi par peur de ne pas être sélectionnés. Je me suis donc retrouvée vraiment toute seule à protéger une autre Ange anonyme. Tout ça parce que j'ai gardé mon caractère et que je n'ai pas voulu être une suiveuse. Mais je ne suis pas faite pour être une suiveuse, sinon je serais malheureuse.

Qu'est ce qui a été le plus positif dans cette aventure?

J'ai vraiment vécu les montagnes russes émotionnelles. Je me suis sentie vivre véritablement. Il y eu des moments où j'étais triste, déçue, mais il y en a eu d'autres où j'ai été extrêmement heureuse. J'ai repoussé mes limites. J'ai aussi vécu des choses incroyables dans mes projets professionnels. Je suis donc très heureuse d'avoir vécu ça.

Et le plus négatif ?

Le comportement déplorable de certains Anges. Certains sont allés très loin, surtout un candidat, et cela m'a beaucoup choquée. Je n'ai jamais eu d'excuse de sa part, mais la production m'a beaucoup protégée.

Seriez-vous prête à faire d'autres émissions de téléréalité?

Je ne sais pas. Je n'avais jamais vu de téléréalités avant d'en faire. Je me suis retrouvée complètement perdue quand je suis arrivée dans cette émission. J'avais juste entendu parler des «Anges» parce qu'il y avait ce projet professionnel qui va avec et parce que je connaissais une Genevoise qui y avait participé. Je ne sais donc pas si d'autres émissions de téléréalité me correspondraient. Peut-être. Il faudrait voir ce qui s'offre à moi.

Vous avez envie d'être célèbre?

Non, la notoriété me fait extrêmement peur. Je vois plein de commentaires positifs sur mon ordinateur, donc je ne devrais pas être effrayée et me dire que je vais rencontrer plein de gens qui me soutiennent. Mais en fait, je n'ai pas envie d'être reconnue (rire). J'ai envie d'avoir ma petite vie tranquille, donc ça m'impressionne beaucoup.

N'est-ce donc pas paradoxal d'avoir participé à cette émission?

Oui complètement. A Genève on me reconnaissait déjà souvent parce que j'ai participé au concours Miss Suisse et que je fais du mannequinat. Donc je savais que quelques personnes de mon âge me reconnaissaient, mais là ce n'est pas du tout la même ampleur. Maintenant, il y a plein de Suisses qui me félicitent de représenter notre pays dans cette émission.

Regardez un extrait des Anges 11, avec Céline:

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!