Vaud: La nouvelle app des TL fait encore une fois un fiasco
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VaudLa nouvelle app des TL fait encore une fois un fiasco

Après un faux départ en 2018, la version corrigée de l'interface des transports publics lausannois continue de décevoir.

par
Francesco Brienza

Une année de développement supplémentaire n'aura pas suffi à apaiser les voyageurs mécontents. La nouvelle app des TL, lancée en novembre 2018 et retirée à cause d'un bug et d'un mauvais accueil, vit sa seconde vie depuis l'été 2019. Les deux fois, elle s'est attirée les foudres des utilisateurs des stores Apple et Android.

Jusqu'ici, l'ancienne app tl live, jugée plus efficace, était encore accessible. Ce n'est plus le cas depuis décembre. Et la levée de boucliers s'est renforcée: «Horrible mise à jour, s'agace une cliente. Design énervant, ça prend énormément de temps pour charger, les horaires sont jamais justes, PERSONNE n'aime.» «Les mauvais informaticiens trouvent un poste dans la fonction publique, là où ils sont à l'abri de contraintes ridicules comme la performance», persifle un autre.

Les CFF et les TPG font mieux

Les commentaires du genre sont légion. La note «1 étoile sur 5» est de loin la plus attribuée, pour arriver à une moyenne catastrophique de 2,6. En comparaison, même les CFF, souvent raillés, ont 3,7 étoiles. A Genève, les TPG en ont 3,5. Pour un expert en high-tech que nous avons sollicité, l'ergonomie est catastrophique. «Le menu de navigation doit être placé en bas, c'est le standard chez les développeurs. Sinon, avec l'agrandissement des écrans, il devient difficile d'accéder aux contenus avec une seule main.»

Des soucis «identifiés»

Contactés, les TL jugent les retours des utilisateurs «satisfaisants». Ils indiquent qu'actuellement, le nombre de téléchargements est de 125'600 et que la moyenne quotidienne d'utilisateurs uniques (entre 22'000 et 25'000) est légèrement supérieure à celle de l'ancienne app. «Des points d'amélioration prioritaires ont été identifiés, concèdent-ils. Un problème global de lenteur, ainsi que la précision des horaires.»

La société n'a pas été en mesure de nous donner le coût de développement de son produit. Ni même une estimation. Elle estime que cette information «n'aurait que peu de sens». Seule certitude: le processus a démarré il y a trois ans. Un choix stratégique motivé par la volonté de ne pas laisser le terrain libre aux applications des CFF et de la billetterie FAIRTIQ. «Notre volonté est de faire du sur-mesure pour nos clients en intégrant dans l'app nos propres solutions d'horaire en temps réel, de vente et de partenariats avec les commerces locaux, conclut-elle. Le travail d'amélioration est en cours.»

A Genève aussi, ça bouge

En décembre, les TPG ont lancé leur propre version «preview» de la future app qui devrait, à terme, remplacer l'actuelle. Également développée à l'interne, la future mouture teste les recherches d'itinéraires en temps réel, la géolocalisation et l'achat de billets électroniques. Pour l'heure, les personnes qui l'ont téléchargée ne sont pas emballées. Les notes oscillent entre 2 et 3 étoiles. Mais pas de panique: à Genève, cette application est en développement et il n'est pas prévu de désactiver l'app TPG actuelle, qui a été lancée en 2011, et qui compte en moyenne 220'000 utilisateurs par mois.

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