Actualisé 19.03.2013 à 16:16

ZimbabweLa nouvelle Constitution approuvée

Les Zimbabwéens ont approuvé à 94,5% la nouvelle Constitution, selon les résultats diffusés mardi par la commission électorale.

Une très large majorité de la population a approuvé la nouvelle Constitution.

Une très large majorité de la population a approuvé la nouvelle Constitution.

Ce plébiscite ouvre la voie à une élection qui devrait opposer le président sortant Robert Mugabe à son rival Morgan Tsvangirai. Le «oui» au texte, soumis samedi à référendum et qui réduit les pouvoirs du président mais supprime le poste du Premier ministre, l'a emporté avec plus de 3,079 millions de voix, tandis que 179'489 électeurs ont dit «non».

«Comme la majorité des votes exprimés sont favorables à l'adoption du projet de Constitution, celui-ci est déclaré adopté par le peuple zimbabwéen», a déclaré à la presse Lovemore Sekeramayi, un responsable du dépouillement au sein de la commission électorale (ZEC).

Près de six millions d'électeurs pouvaient s'exprimer, et la participation a été légèrement supérieure à la moitié du corps électoral. Le texte avait le soutien affiché du président Robert Mugabe, 89 ans, au pouvoir depuis 33 ans, et de son adversaire et Premier ministre de cohabitation Morgan Tsvangirai.

Pour les deux hommes, le référendum est seulement la première étape avant le difficile cap des élections générales prévues cette année, peut-être en juillet, pour mettre fin au gouvernement d'«union nationale» imposé sous la pression diplomatique en 2009 pour éviter une guerre civile.

Scrutin terni

Le référendum, dont le relatif bon déroulement a été salué par les Etats-Unis et les observateurs régionaux de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), a été terni par des violences isolées visant l'opposition à M. Mugabe et une équipe de la BBC.

Quatre membres du parti de M. Tsvangirai ont en outre été arrêtés dimanche pour avoir violé la loi sur le secret d'Etat, s'être faits passer pour des policiers et pour détention illégale de documents à des fins criminelles.

Thabani Mpofu, directeur de la recherche de M. Tsvangirai, deux de ses subordonnés et un responsable de son parti se trouvaient toujours en détention mardi et ont été formellement inculpés. Leur avocate Beatrice Mtetwa a également été arrêtée et doit faire face à d'autres accusations.

Ces arrestations font peser une ombre sur le prochain scrutin censé départager librement MM. Mugabe et Tsvangirai. (ats/afp)

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