Actualisé 15.07.2010 à 21:22

Marée noireLa nouvelle fuite réparée

BP a annoncé jeudi que ses équipes espéraient reprendre le teste du nouvel entonnoir posé au-dessus du puits endommagé dans le golfe du Mexique, après la réparation d'une fuite détectée sur un conduit.

La compagnie pétrolière BP a lancé jeudi de nouveaux essais du dôme de confinement installé sur le puits de pétrole qui fuit dans le golfe du Mexique. Cette opération avait dû être interrompue la veille pour remplacer un tuyau défectueux.

Ces tests, a précisé l'amiral à la retraite Thad Allen, chargé de superviser les efforts de lutte contre la marée noire, détermineront si le dôme résistera à la pression sous-marine dans l'hypothèse d'une obturation complète du puits. Une procédure nécessaire pour endiguer l'écoulement du brut si les navires de pompage en surface quittent la zone à l'approche d'un ouragan.

Ces tests doivent permettre de déterminer si le nouvel entonnoir géant posé lundi sur la fuite de pétrole peut entrer en fonction. Ce nouveau dispositif est censé récupérer l'intégralité du pétrole qui s'échappe du puits ou, selon un autre scénario, stopper définitivement la marée noire qui se déverse depuis trois mois dans le golfe du Mexique.

Cet entonnoir remplace un précédent modèle, retiré samedi, qui ne captait qu'environ 25 000 barils de pétrole par jour, sur les 35'000 à 60'000 qui grossissent quotidiennement la marée noire.

Suggestion

«Ce test doit durer un maximum de 48 heures et nous pourrons alors faire un point, voir où nous en sommes et décider de l'étape suivante», a indiqué Thad Allen.

L'accord a finalement été donné après un délai de vingt-quatre heures. La décision est remontée jusqu'au cabinet du président Barack Obama.

«Ce qui nous préoccupe c'est de savoir si le test risque d'endommager le coffrage» du puits, avait déclaré mercredi le directeur d'exploitation de BP, Doug Suttles, avant de recevoir le feu vert des autorités.

2 puits

«Si les tests montrent qu'on peut condamner le puits, alors, évidemment, le puits sera fermé et il n'y aura plus de pétrole qui s'échappera», avait assuré mardi Kent Wells, vice-président de BP.

Le groupe britannique a observé que le nouveau dispositif n'avait encore jamais été déployé «à cette profondeur et dans ces conditions».

Si le puits ne parvenait pas être colmaté définitivement à l'aide de l'entonnoir, le géant pétrolier compte voir entrer en oeuvre début août le premier des deux puits de secours censés stopper définitivement la fuite.

Mesure évoquée par BP

Toutefois, en attendant la réalisation du test sur le nouvel entonnoir, le forage du premier puits a été interrompu «par mesure de précaution», selon BP. Celui-ci ne se trouve plus qu'à 1,2 mètre du conduit d'où s'échappe librement le pétrole depuis samedi, a indiqué mercredi M. Wells.

Mardi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a elle estimé que le naufrage le 22 avril de la plateforme Deepwater Horizon avait provoqué le déversement de 2,3 à 4,5 millions de barils de pétrole dans le golfe du Mexique.

A titre de comparaison, lors du naufrage de l'Exxon Valdez en Alaska en 1989, entre 58 et 112 fois moins de pétrole s'était déversé dans la mer. (ats)

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