Lausanne: La nouvelle loi ne fait pas grogner l'amstaff «Asia»
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LausanneLa nouvelle loi ne fait pas grogner l'amstaff «Asia»

Les examens d'obéissance pour les molosses listés ont débuté. Reportage.

par
Carole Pantet

Près de vingt kilos de muscles, un regard jaune perçant et une robe bleue: «Asia» est l'un des 1400 amstaffs, pitbulls et rottweilers listés comme potentiellement dangereux dans le canton de Vaud. Depuis le 1er juillet, leurs maîtres doivent s'annoncer pour passer un test de conduite, d'obéissance et de maîtrise. A Lausanne, 23 des 150 propriétaires recensés s'y sont déjà frottés.

Mercredi, c'était au tour de Stéphane Christl et de sa chienne, «Asia», de se laisser scruter par François Bezençon, chef du Bureau d'intégration canine, et par le vétérinaire de la ville, Patrice Francfort.

La 1re étape est administrative: casier judiciaire, identité et assurance RC du propriétaire sont vérifiés. Le vétérinaire s'intéresse ensuite à l'histoire du molosse et à son comportement, mais aussi aux habitudes du maître et à son logement. La 3e phase est pratique. «Asia» et son maître sont priés de se déplacer dans un parc sécurisé de la Maladière. L'obéissance du chien est vérifiée à grand renfort de costumes et de simulations de scènes du quotidien. Un brin peureuse, «Asia» reste néanmoins calme. «Mais on ne peut pas dire qu'un chien ne mordra jamais», insiste François Bezençon.

Stéphane devra encore accompagner son amstaff à 72 cours d'un peu plus d'une heure sur deux ans. «Qu'il y ait un contrôle, je n'y suis pas opposé, souffle le trentenaire. Mais pourquoi seulement pour ces trois races, 800 fr. de taxes et autant de cours?»

Des races devenues moins attrayantes

Sur les 23 binômes maître-chien testés à Lausanne, seuls deux ont reçu un préavis négatif qui pourrait conduire au placement du chien. Près de 50 propriétaires connus ne se sont pas annoncés à Lausanne (1000 dans tout le canton). Ils seront recherchés et amendés. La loi a déjà rendu ces races moins attrayantes. «Aucun nouveau molosse n’a été inscrit à Lausanne depuis le 1er juillet, et j’en vois moins dans la rue», constate François Bezençon.

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