Fribourg: La nouvelle politique de mobilité passera par le porte-monnaie

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FribourgLa nouvelle politique de mobilité passera par le porte-monnaie

Pour mieux gérer les transports, le Gouvernement veut se doter d’une nouvelle loi sur la mobilité.

Les transports publics et non motorisés sont au cœur de la nouvelle loi.

Les transports publics et non motorisés sont au cœur de la nouvelle loi.

Yvain Genevay / LMD

Mercredi, le Conseil d’État fribourgeois a mis en consultation l’avant-projet d'une nouvelle loi, constituant une base «moderne, durable et globale» pour la mobilité. Tous les milieux intéressés peuvent prendre position jusqu'au 10 mai.

La loi actuelle n’était-elle pas suffisante? «Les statistiques montrent que les Fribourgeois sont particulièrement mobiles en raison de la structure rurale et des longues distances les séparant de leur lieu de travail ou de formation. Selon la dernière enquête de 2015, ils parcourent 45,6 kilomètres par jour. C'est presque un quart de plus que la moyenne suisse. Et les statistiques indiquent une augmentation au cours des dernières années. Les bases légales n'ont pas suivi cette évolution et sont dépassées depuis longtemps. La loi sur les routes date de 1967, et la loi sur les transports de 1994», explique le Conseil d’État.

L’avant-projet prévoit que l’État conduira une politique coordonnée des transports, en tenant compte des régions excentrées, en vouant une attention particulière à la sécurité et en favorisant les transports publics et non motorisés. Par ailleurs, elle devrait permettre de piloter plus simplement et plus clairement l'ensemble du système de la mobilité.

Déductions plafonnées à 3000 francs

Le projet clarifie également la question des moyens à investir pour ce système et la manière dont il faudra couvrir et répartir les coûts entre le canton, l'agglomération et les communes. Sur ce point, le Conseil d'État voit plusieurs possibilités. Il propose notamment de reprendre à sa charge l’entretien des routes cantonales, y compris à l’intérieur des localités, ainsi que toutes les infrastructures qui les accompagnent telles que les arrêts de bus ou les pistes cyclables, et de participer à la création de gares routières, par exemple.

Les nouvelles dépenses seraient de l’ordre de 17 millions par an pour le Canton. Pour les financer, il évoque la possibilité d’introduire une taxe d’utilisation pour les arrêts de bus, de plafonner les déductions fiscales pour déplacement professionnel à 3000 francs, ou encore de taxer les parkings générateurs de trafic (centres commerciaux).

(XFZ)

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