Gestion de la pandémie: La Nouvelle-Zélande au top, le Brésil en fin de course… et la Suisse?
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Gestion de la pandémieLa Nouvelle-Zélande au top, le Brésil en fin de course… et la Suisse?

Une étude australienne s’est intéressée à la manière dont les pays ont géré la pandémie sur une période définie, et ce selon six critères bien définis.

Sur 98 pays, c’est à ce jour la Nouvelle-Zélande qui ouvre la marche, ayant largement réussi à contrôler le virus grâce à une fermeture de ses frontières et à des mesures de confinement et de dépistage «rapides et énergiques». La Suisse est tout de même loin derrière.

Sur 98 pays, c’est à ce jour la Nouvelle-Zélande qui ouvre la marche, ayant largement réussi à contrôler le virus grâce à une fermeture de ses frontières et à des mesures de confinement et de dépistage «rapides et énergiques». La Suisse est tout de même loin derrière.

Lowy Institute

Quels impacts la géographie, les systèmes politiques, la taille de la population et le développement économique ont-ils eu sur la gestion du coronavirus dans chaque pays?

Pour répondre à ces questions, l’Institut Lowy de Sydney a évalué près d’une centaine de pays sur la base de six critères précis: les cas, les décès, les cas par million de personnes, le nombre de décès par million de personnes, les cas confirmés en proportion des tests et le nombre de tests pour mille personnes. Des indicateurs qui «montrent dans quelle mesure les pays ont bien ou mal géré la pandémie», explique l’organisme indépendant dans un communiqué publié le 28 janvier.

Les pays ont donc été notés et placés dans un tableau selon une moyenne faite durant les 36 semaines suivant leur centième cas confirmé.

Trois européens dans le «top ten»

Sur 98 pays, c’est, à ce jour, la Nouvelle-Zélande qui ouvre la marche, ayant largement réussi à contrôler le virus grâce à une fermeture de ses frontières et à des mesures de confinement et de dépistage «rapides et énergiques». Elle est suivie par le Vietnam, Taïwan, la Thaïlande, Chypre, le Rwanda, l’Islande, l’Australie, la Lettonie et le Sri Lanka. Ainsi, trois pays européens se nichent dans le «top ten».

La Suisse, quant à elle, se retrouve devant la majorité de ses voisins et au milieu du peloton, en 53e position. Elle se situe ainsi devant l’Allemagne (55e), l’Italie (59e), le Portugal (63e), le Royaume-Uni (66e), la Belgique (72e) et la France (73e). Seule l’Autriche la devance grâce à sa 42e position.

Lowy Institute

«Menace trop minimisée»

En fin de course, c’est le Brésil qui ferme la marche, à quelques rangs des Etats-Unis (94e). Selon l’étude, ce triste palmarès viendrait du fait que, durant une large partie de l’année dernière, Jair Bolsonaro et Donald Trump, les dirigeants de ces deux pays les plus peuplés du continent américain, avaient minimisé la menace, moqué le port du masque, s’étaient opposés au confinement et avaient eux-mêmes contracté le virus.

Chine absente du classement

À noter que La Chine, où le virus est apparu pour la première fois, ne figure pas dans ce classement en raison du manque de données publiées sur les tests. De son côté, Pékin a tenté de promouvoir sa bonne gestion de la pandémie en essayant de démontrer l’efficacité de son système autoritaire par rapport aux nombreuses démocraties durement frappées par le Covid-19.

Systèmes politiques: aucun vainqueur

D’un côté purement politique, l’étude estime qu’aucun système ne sort grand vainqueur en matière de gestion de la pandémie. En moyenne, les pays ayant des régimes plus autoritaires n’ont pas eu un avantage considérable sur les démocraties.

En effet, malgré un départ difficile et quelques exceptions notables, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, les démocraties ont enregistré un succès légèrement supérieur à celui des autres formes de gouvernement dans leur gestion de la pandémie au cours de la période examinée. En revanche, de nombreux régimes dit «hybrides», tels que l’Ukraine (90e) et la Bolivie (93e), semblent avoir été moins à même de relever le défi.

Lowy Institute

La Suisse «favorisée»

Autre fait intéressant, les pays comptant moins de dix millions d’habitants semblent avoir été avantagés. Pour rappel, la Suisse compte, selon les chiffres de 2019, près de 8,57 millions d’habitants. «En général, les pays ayant une population plus faible, des sociétés cohésives et des institutions compétentes sont favorisés pour faire face à une crise mondiale telle qu’une pandémie», indique le rapport.

Depuis fin décembre 2019, plus de cent millions de cas Covid-19 ont été enregistrés dans le monde et plus de deux millions de personnes y ont succombé.

(szu/afp)

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