Actualisé 15.03.2009 à 19:35

Elections présidentielles au SalvadorLa participation de la population est forte

Le scrutin pour l'élection présidentielle se déroulait sans incidents dimanche au Salvador, petit pays d'Amérique centrale.

Le parti de l'ancienne guérilla d'extrême gauche espérait l'emporter sur la droite, au pouvoir depuis 20 ans.

Le scrutin opposait Mauricio Funes, de l'ancienne rébellion du front Farabundo Marti pour la libération nationale (FMLN), au candidat de la droite, Rodrigo Avila. Le président conservateur sortant Elias Antonio Saca était absent du scrutin, car la Constitution lui interdit deux mandats successifs.

Le Tribunal suprême électoral (TSE) devait annoncer les premiers résultats vers 20h00 heure locale (lundi 04h00 heure suisse).

Un succès de M. Funes constituerait un revirement historique, car il marquerait une victoire de l'ancienne guérilla par les urnes contre le camp conservateur qui l'avait vaincue en 1992.

Pas d'incident

«Tout se déroule bien, et nous espérons avoir une forte participation à la fin de l'après-midi», a déclaré en fin de matinée le président du TSE, Walter Araujo. La seule gêne dans les opérations de vote a été apportée par de fortes pluies dans l'ouest du pays.

Les rapports de la mission d'observation de l'Union européenne (MOE-UE) indiquaient «une absence d'incidents», a confirmé son chef adjoint, l'Espagnol José Antonio de Gabriel.

Quatre heures après l'ouverture des bureaux, un sondage du TSE indiquait un taux de participation de plus de 20% à San Salvador, la capitale, et dans plusieurs autres grandes villes. La précédente élection présidentielle, le 21 mars 2004, avait été marquée par une participation élevée, 67,34%.

Un oeil de Washington

Les Etats-Unis sont très attentifs au scrutin, d'autant que le FMLN a déjà gagné les législatives de janvier dernier. Des parlementaires ont évoqué par écrit des «menaces potentielles» pour les «intérêts de sécurité nationale» des Etats-Unis dans le cas d'une victoire de la gauche.

Depuis l'intervention décisive de Washington contre la guérilla, le Salvador est «américanisé», avec une économie «dollarisée», puisque le billet vert est devenu la monnaie nationale.

(ats)

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