Négociations sur la Syrie: La participation des Kurdes en question à Genève

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Négociations sur la SyrieLa participation des Kurdes en question à Genève

Laurent Fabius estime qu'il subsiste encore «des questions difficiles à régler» avant le début des pourparlers.

Le ministre français des Affaires étrangères s'est exprimé à trois jours du début des discussions.

Le ministre français des Affaires étrangères s'est exprimé à trois jours du début des discussions.

photo: Reuters/Denis Balibouse

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a indiqué mardi qu'il y avait encore «des questions très difficiles à régler» sur les compositions des délégations et l'ordre du jour des négociations inter syriennes. Celles-ci doivent débuter vendredi à Genève.

«Nous souhaitons que ces négociations s'ouvrent mais il y a des questions très difficiles à régler sur les compositions des délégations», a déclaré Laurent Fabius dans une interview à la chaîne TV5Monde enregistrée mardi matin.

«Il y a une règle simple, ce n'est pas à une partie d'imposer le contenu de la délégation à une autre», a souligné Laurent Fabius alors que le régime de Damas, l'opposition, et leurs parrains internationaux respectifs s'écharpent sur la question de savoir qui est légitime pour négocier.

Participation des Kurdes

La question de la participation des Kurdes particulièrement pose problème. Alors que le principal parti kurde syrien PYD ne figure pas sur la liste de l'opposition, Moscou estime que sans sa présence les négociations ne mèneront à rien. Mais la Turquie, qui soutient l'opposition, refuse catégoriquement la participation de ce groupe aux négociations de Genève.

Pour la France, «c'est le groupe de Ryad qui est représentatif», a rappelé Laurent Fabius. Les principaux groupes de l'opposition armée et politique syrienne se sont mis d'accord en décembre à Ryad sur une plateforme et la constitution d'une délégation, qui exclut le PYD, accusé de complaisance avec le régime de Damas.

«La diplomatie est un art subtil»

Néanmoins, le chef de la diplomatie française a laissé la porte ouverte à une participation des Kurdes: «La diplomatie est un art suffisamment subtil pour qu'on puisse admettre qu'il y a des délégations (officielles), même si d'autres qui ne sont pas directement négociateurs peuvent être consultés», a-t-il dit.

L'opposition de Ryad doit annoncer mardi sa décision de participer ou non aux pourparlers de Genève, censés ouvrir la voie à une solution politique pour mettre fin à la guerre qui a fait plus de 260'000 morts en près de cinq ans.

«Il y a un autre problème, quel est le contenu de ces négociations ?», s'est interrogé Laurent Fabius. «Il faut discuter de tout, et notamment de ce qu'on appelle le gouvernement de transition», a-t-il insisté, rappelant que pour Paris le président syrien Bachar el-Assad ne pouvait être «l'avenir de la Syrie». (nxp/ats)

(NewsXpress)

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