Actualisé 02.02.2015 à 16:23

ItalieLa peine de Berlusconi a été réduite

Un tribunal de Milan a accordé lundi une remise de peine de 45 jours à l'ex-Premier ministre Silvio Berlusconi, qui devrait lui permettre de retrouver sa liberté le 8 mars.

Silvio Berlusconi purge actuellement une peine d'un an de travaux d'intérêt général dans un centre pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer de la périphérie de Milan, suite à sa condamnation définitive pour fraude fiscale dans le procès Mediaset.

Silvio Berlusconi purge actuellement une peine d'un an de travaux d'intérêt général dans un centre pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer de la périphérie de Milan, suite à sa condamnation définitive pour fraude fiscale dans le procès Mediaset.

Silvio Berlusconi, 78 ans, purge une peine d'un an de travaux d'intérêt général dans un centre pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer de la périphérie de Milan, suite à sa condamnation définitive dans le procès Mediaset. Le tribunal de Milan a accédé à la demande de remise de peine pour bonne conduite formulée par les avocats de l'ancien président du Conseil italien, qui se rend tous les vendredis depuis le 9 mai 2014 dans la maison d'accueil «Sacra Famiglia» de Cesano Boscone.

«C'est une très bonne nouvelle, sa bonne conduite est visible aux yeux de tous. Il a effectué ses travaux d'intérêt général avec sérieux et accepté une condamnation injuste. Il a purgé sa peine et il continuera à se rendre à la Sacra Famiglia» a assuré Giovanni Toti, proche conseiller de Silvio Berlusconi. L'ancien chef du gouvernement italien, magnat des médias, a été condamné définitivement en cassation le 1er août 2013 à quatre ans de prison - dont trois ont été amnistiés - après avoir été reconnu coupable de fraude fiscale (surfacturation de droits de retransmission télévisés) dans le procès Mediaset.

Berlusconi à l'EMS

Berlusconi a conservé la direction de son parti

En raison de son âge et parce qu'il ne s'agit pas de crimes de sang, Silvio Berlusconi a évité l'emprisonnement et obtenu que sa peine soit commuée en travaux d'intérêt général. L'ancien chef du gouvernement a en revanche été privé de son passeport, de ses droits civiques et interdit de tout mandat public pendant la durée de sa peine et n'a donc pas pu se présenter ni voter aux élections européennes en mai 2014.

Suite à cette condamnation définitive et en vertu de la loi anti-corruption Severino, Silvio Berlusconi a par ailleurs été expulsé du Sénat en novembre 2013 et rendu inéligible pendant six ans et ne pourra donc pas se présenter jusqu'en 2019. M. Berlusconi a cependant conservé la direction de son parti, Forza Italia qui a accusé une chute dans les sondages et n'est désormais crédité que de 13,3% des intentions de vote, selon l'institut Ixè.

Il n'en a pas pour autant fini avec ses ennuis judiciaires, plusieurs affaires, dont celle dite «Rubygate» dans laquelle le magnat des médias est accusé d'abus de pouvoir et de recours à une prostituée mineure, sont encore en cours.

Un autre procès pour corruption de sénateur est aussi toujours en cours à Naples : Silvio Berlusconi est accusé d'avoir «acheté» en 2006 un sénateur de gauche pour qu'il passe dans son camp et facilité la chute du gouvernement de Romano Prodi. (afp)

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