Condamnation des otages suisses: La peine serait «disproportionnée»
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Condamnation des otages suissesLa peine serait «disproportionnée»

Après la condamnation des deux otages suisses à Tripoli à 16 mois de prison, de nombreuses inconnues subsistent.

Le jugement a été rendu par oral et les motivations écrites devraient suivre, mais aucun délai n'était articulé mercredi matin.

Difficile donc, pour les organisations de défense des droits humains, de se prononcer en l'absence du jugement écrit et de l'acte d'accusation. «Si ce sont vraiment des problèmes de visas qui sont reprochés aux deux hommes, la peine est disproportionnée», indique la porte-parole d'Amnesty International Manon Schick, interrogée par l'ATS.

Mesure disproportionnée

Une peine de prison ferme ne devrait pas sanctionner un délit administratif, estime l'organisation. Et ce, partout dans le monde: «Une telle sanction par rapport à un délit de type séjour illégal est disproportionnée, y compris en Suisse», explique Mme Schick.

Selon une source judiciaire libyenne citée par l'AFP, le jugement a pris effet mardi. «Les deux hommes d'affaires peuvent faire appel de leur jugement dans un délai d'une semaine», a précisé cette source qui a requis l'anonymat.

Du côté des familles, l'incertitude règne. «Je suis dans l'expectative», a confié à l'ATS Bruna Hamdani, épouse d'un des deux otages.

(ats)

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