Eruption en Islande: La péninsule ibérique et le Maroc touchés
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Eruption en IslandeLa péninsule ibérique et le Maroc touchés

Les cendres émises par le volcan islandais Eyjafjöll continuaient de perturber mardi le trafic aérien dans le sud de la péninsule ibérique et au Maroc.

Le nuage n'a par contre pas empêché le pape Benoît XVI d'atterrir à Lisbonne, où il devait effectuer une visite de quatre jours.

Tous les voyageurs à destination ou en partance du Portugal n'ont pas eu la même chance: quelque 191 vols y ont été annulés mardi, selon un point effectué à 13h00 par l'ANA, gestionnaire des aéroports portugais. Le trafic national est suspendu depuis lundi soir à l'aéroport de Faro qui dessert l'Algarve, région touristique du pays. Les vols sont aussi annulés sur les archipels des Açores et de Madère.

En Espagne, environ 200 vols ont été biffés mardi matin. Trois aéroports demeuraient fermés en début d'après-midi, sur l'île de la Gomera aux Canaries, à Jerez et à Séville en Andalousie (sud). Des restrictions de survol étaient par ailleurs imposées entre 20'000 et 35'000 pieds sur des secteurs de Séville, Madrid et Barcelone, selon l'organisme de gestion aérienne Aena.

Au Maroc, premier pays du Maghreb à être touché par les cendres volcaniques, le littoral nord et ouest était affecté mardi. Cinq aéroports (Casablanca, Rabat, Tanger, Tétouan et Essaouira) ont été fermés dans la matinée. La mesure, prévue dans un premier temps jusqu'à 14h00, a été prolongée jusqu'à 20h00, selon un communiqué du ministère des Transports. Les aéroports d'Agadir, Tan-Tan et Guelmim ont, eux, été fermés dans l'après-midi.

En Suisse, l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) continue de suivre attentivement la situation. A Genève, les responsables de l'aéroport ont indiqué mardi matin à l'ATS que le trafic était normal. Ils conseillent toutefois aux voyageurs de se renseigner sur l'état des vols en consultant le site internet de l'aéroport.

Trafic proche de la normale

Mardi, l'agence européenne du contrôle aérien Eurocontrol a indiqué que le nuage de cendres volcaniques à haute altitude allait probablement se déplacer dans l'après-midi en direction du nord-est, à travers la péninsule ibérique et le sud-est de la France. En revanche, les cendres se dissipaient au milieu de l'Atlantique nord, ce qui facilitait le trafic des vols transatlantiques, contraints ces derniers jours à dévier leurs trajectoires.

Eurocontrol prévoyait 29'000 vols mardi dans le ciel européen, ce qui est proche de la normale. Le nuage est peu dense et les particules qui perturbent le trafic aérien en Europe et au Maroc datent de la semaine dernière, a précisé mardi Björn Oddsson, de l'Université d'Islande de Reykjavik.

(ats/afp)

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