Actualisé 14.09.2012 à 13:47

Meurtre d'une Suédoise

La perpétuité pour le faux chauffeur de taxi

Un chauffeur de taxi clandestin et délinquant multirécidiviste a été condamné vendredi par la cour d'assises de Paris à la réclusion à perpétuité, assortie d'une période de sûreté de 22 ans, pour le meurtre en 2008 d'une étudiante suédoise.

Bruno Cholet a toujours clamé son innocence.

Bruno Cholet a toujours clamé son innocence.

Cette condamnation est conforme aux réquisitions prises jeudi par l'avocat général. Il s'agit de la peine maximale encourue par l'accusé, 55 ans, déjà condamné une dizaine de fois notamment pour trois viols. Bruno Cholet, qui a dix jours pour faire appel, n'a pas réagi à l'annonce du verdict.

Les éléments matériels l'accablent, son ADN et celui de la victime ayant notamment été retrouvés sur l'arme du crime découverte dans son véhicule.

Mais dès son arrestation et tout au long de son procès, qui a duré deux semaines, il a accusé la police d'avoir fabriqué des preuves contre lui, niant catégoriquement avoir tué la jeune fille de 19 ans qui avait disparu après être montée dans un taxi à la sortie d'une boîte de nuit parisienne.

Il fera appel

«Bruno Cholet, qui s'est toujours déclaré innocent des faits (...), va faire appel dès son retour à la maison d'arrêt de La Santé», a déclaré Me Aurélie Cerceau. Bruno Cholet «veut jouer cette seconde possibilité d'être rejugé et de s'expliquer», a renchéri son confrère Me Luc Ravaz.

«Je suis innocent, je n'ai jamais croisé votre fille et je ne l'ai pas tuée, je veux que vous repartiez avec cette certitude», avait-il encore déclaré vendredi matin aux parents et au frère de la victime.

Susanna Zetterberg, jolie jeune fille blonde installée à Paris depuis l'été 2007 pour y apprendre le français à l'université, avait été retrouvée morte en bordure d'un chemin de la forêt de Chantilly, en banlieue parisienne, les mains entravées dans le dos par des menottes.

Elle avait reçu quatre balles dans la tête et portait une autre blessure à la poitrine, vraisemblablement causée par une arme blanche. L'état de son corps, en partie carbonisé, n'avait pas permis d'établir si elle avait subi des violences sexuelles. (ap/afp)

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