Les potins de Cannes - La peur d’un cluster, un vol de bijoux et et des séances à point d’heure
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Les potins de Cannes La peur d’un cluster, un vol de bijoux et des séances à point d’heure

La première semaine du Festival de Cannes touche à sa fin. Comme attendu et espéré, il y a de quoi faire causette dans les chaumières.

La première semaine du Festival de Cannes touche à sa fin. Sur la Croisette, l’effervescence n’est pas descendue, mais quelques traits tirés sont bien visibles. Les premiers coups de gueule et mauvaises nouvelles sont se sont détachés du lot. Mais tout cela reste enrobé de paillettes. Ça passe toujours mieux.

Vol chez une actrice «méconnue»

Un vol de bijoux a eu lieu dans un célèbre hôtel, relate Nice Matin. Sans révéler le lieu exact du délit, le quotidien écrit qu’une actrice «méconnue» s’est fait dérober ses biens valant «quelques dizaines de milliers d’euros», vendredi entre midi et 14h.

Aucune effraction n’a été constatée sur la porte de la chambre qui fonctionnait avec une carte magnétique.

Des séances à point d’heure

Samedi soir, l'équipe du film «Suprêmes» a fait le show sur le tapis rouge. Cut Killer était aux platines, avant de rejoindre la team pour monter les marches.

Aux côté de Joey Starr, le jeune acteur montant Théo Christine, qui incarne le rappeur, a été acclamé. «Il est trop mignoooooon», entendait-on crier à l'intérieur du Palais des Festivals.

Les spectateurs ont longuement ovationné l'équipe du film, malgré l'heure tardive. Projeté à 0h30 en séance de minuit, le film d'Audrey Estrougo retrace les premières années du groupe NTM.

Théo Christine. 

Théo Christine.

AFP

Le spectre du cluster

Alors que le président Macron doit s’exprimer lundi soir sur les nouvelles mesures à prendre pour éviter à la France d’entrer dans une quatrième vague, la Croisette retient son souffle.

«On a peur qu’il remette le couvre-feu», s’inquiète une festivalière rencontrée samedi soir. Dans un autre registre, on s’inquiète de voir naître un cluster à Cannes, tant les rues sont bondées en soirée.

«Hier, on a fait plus de 3’000 tests et zéro cas positif. Tout ça pour dire que les rumeurs d’un cluster cannois sont infondées», s’est défendu Thierry Frémaux, directeur du festival, dans un communiqué.

«On fait tous très attention, on a tous envie de se montrer exemplaire, que le festival aille jusqu’au bout, que la pandémie s’arrête», a-t-il déclaré peu avant le début d’une projection.

À noter que depuis mercredi soir, avant chaque projection, un message enregistré par Pierre Lescure, le président du Festival, rappelle l’obligation du port du masque pendant les séances, après des manquements dénoncés sur les réseaux sociaux. «Merci également de ne pas le mettre sous le nez», explique ledit message.

Les larmes de Kiberlain

Un coup d’essai très applaudi qui annonce une deuxième carrière: émue aux larmes, l’actrice française Sandrine Kiberlain a dévoilé à la Semaine de la critique son premier long métrage en tant que réalisatrice et auteure. «Une Jeune fille qui va bien» est l’émouvant portrait d’une Parisienne insouciante en mai 1942, à la veille des premières persécutions contre les juifs.

«C’est moi qui décide!»

Spike Lee, président du jury, s’est prêté vendredi aux confidences avec des jeunes employés de l’hôtel Martinez recrutés pour promouvoir la diversité: des débutants, anciens décrocheurs, réfugiés, étudiants étrangers en renfort pour le festival.

Spike Lee a fait aussi quelques confidences sur le jury: «chacun a une opinion différente... J’ai promis que je ne serai pas un dictateur...» mais «si le jury est partagé à quatre contre quatre, c’est moi qui décide! On va se marrer!»

Spike Lee a fait quelques pas de danse samedi, sur le tapis rouge, aux côtés de sa femme, Tonya Lewis. 

Spike Lee a fait quelques pas de danse samedi, sur le tapis rouge, aux côtés de sa femme, Tonya Lewis.

AFP

Léa Seydoux, toujours incertain

La star française Léa Seydoux, l’une des plus attendues sur la Croisette avec quatre films dont trois en compétition, a été testée positive au Covid-19 et «attend des instructions de son médecin» pour savoir si elle pourra aller à Cannes.

Testée il y a plusieurs jours mais vaccinée, l’actrice est «asymptomatique», selon un porte-parole. Elle est attendue notamment pour «The French Dispatch» de Wes Anderson. Dimanche matin, aucune nouvelle concernant sa non-venue n’a été confirmée. Le couperet devrait bientôt tomber.

Pio Marmaï dans la tourmente

Une conférence de presse fait bien jaser depuis hier soir: celle du film «La Fracture», de Catherine Corsini. «Marcon, j’aimerais bien aller chez lui et passer par les chiottes pour lui péter la gueule.» Les mots de l’acteur Pio Marmaï ont créé le malaise, samedi. Sur Twitter notamment, on ne lui pardonne pas son coup de gueule «totalement déplacé.»

Sean Penn, bien accompagné

Happy end pour Sean Penn: la projection de son dernier film, «Flag Day», où il joue aux côtés de sa propre fille Dylan, a été applaudie pendant plusieurs minutes en projection de gala à Cannes, tournant la page d’un échec cuisant essuyé cinq ans plus tôt sur la Croisette.

Sean Penn a fait une entrée remarquée aux côtés de sa fille Dylan Penn (à gauche) et l’actrice Katheryn Winnick, le 10 juillet. 

Sean Penn a fait une entrée remarquée aux côtés de sa fille Dylan Penn (à gauche) et l’actrice Katheryn Winnick, le 10 juillet.

AFP

La star américaine, 60 ans, assistait à la projection de ce film samedi, en lice pour la Palme d’Or, dont le tournage fut une affaire de famille: sa fille, présente à ses côtés à Cannes, son fils également, Hopper Jack Penn, et lui même dans le rôle principal, ce qui est la première fois dans l’un de ses films.

Mylène un peu fermée

On vous laisse sur cette image de Mylène Farmer, qui n’a pas l’air de trop s’amuser à la soirée Chopard du 9 juillet. En même temps, ce que dit son interlocuteur a l’air un peu rasoir.

Bonus: Adèle Exarchopoulos est arrivée. C’est cool, non?

(AFP/szu/mag)

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