Tuerie de Chevaline: La piste irakienne intéresse les enquêteurs

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Tuerie de ChevalineLa piste irakienne intéresse les enquêteurs

Le Parquet d'Annecy attend toujours de pouvoir se rendre à Bagdad. Les procureurs désirent examiner la raison du départ d'Irak de la famille Al-Hilli, exécutée près d'Annecy.

par
hdc

Le Parquet annécien peine toujours à lever le voile sur plusieurs mystères autour de la tuerie de Chevaline, où une famille anglaise d'origine irakienne a été froidement assassinée le 5 septembre dernier. L'origine irakienne, justement, de Saad al-Hilli, le père de famille, intéresse précisément le procureur Eric Maillaud, magistrat à Annecy.

Mais la commission rogatoire internationale adressée par la France à la justice irakienne n'a toujours pas trouvé de réponse. «Dans ce cas de figure, il est essentiel de pouvoir aller sur place, explique le procureur au «Dauphiné libéré». Lorsque les demandes sont complexes, il est toujours utile d'avoir un contact direct avec les interlocuteurs locaux.»

«Les conditions de sécurité optimales ne sont pas réunies en ce moment, reconnaît néanmoins le magistrat. Nous sommes donc obligés de patienter, sans doute encore quelques mois.» De son côté, le Ministère français des affaires étrangères déconseille toujours le déplacement, faute de garanties liées à la sécurité.

Les enquêteurs de ce quadruple meurtre (trois membres de la famille al-Hilli ainsi qu'un cycliste habitant la région et se déplaçant dans la forêt de Chaveline avaient trouvé la mort) entendent faire la lumière sur le passé irakien du clan al-Hilli. Et notamment comprendre les raisons qui ont poussé Saad à quitter son pays dans les années 1960.

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