Plainpalais (GE) - La Plaine réveillée par des feux d’artifice à 6h du matin
Publié

Plainpalais (GE)La Plaine réveillée par des feux d’artifice à 6h du matin

Des engins pyrotechniques ont été tirés à deux reprises samedi à l’aube. Las des nuisances nocturnes à répétition, des habitants veulent créer une association pour défendre leurs droits.

par
Leila Hussein
Lecteur reporter

«Il y a eu deux salves de feux d’artifice vers 6h du matin. Ça m’a fait sauter du lit», raconte un habitant de Plainpalais dont l’appartement donne sur la plaine. Samedi matin tôt, des engins pyrotechniques ont été tirés sur la place genevoise. De quoi réveiller tout le quartier. «J’ai appelé la police qui m’a indiqué avoir déjà reçu plusieurs appels. Sur le groupe Whatsapp de mon immeuble, nous étions tous choqués. On a des enfants et des animaux ici. C’est violent», s’échauffe le locataire qui a déjà vécu cette expérience. «Ce n’est pas la première fois qu’on entend des feux d’artifice. Il y a un risque. Ça peut entrer chez quelqu’un et mettre le feu à l’appartement».

Les forces de l’ordre confirment être intervenues à 5h45. «On nous a signalé un groupe de sept individus installés entre le skate park et les tables publiques. Ils avaient la musique assez fort et lançaient des feux», rapporte Silvain Guillaume-Gentil, porte-parole de la police cantonale. Plusieurs patrouilles sont allées à la rencontre des fêtards, sans pour autant assister aux tirs. «Nous leur avons demandé de baisser le son et deux patrouilles ont continué de tourner pour s’assurer que la situation reste calme.»

Bientôt une association de riverains

Depuis plusieurs mois, les nuisances et les incivilités sur la plaine sont devenues monnaie courante. En juin, une fête sauvage réunissant 1000 personnes avait tenu éveillé le quartier jusqu’à 7h du matin. L’épisode du week-end est la goutte de trop. «Nous regrettons une fois de plus un manque de proactivité de la police, qui aurait pu éviter cela en procédant à des fouilles et des contrôles des groupes, voire des confiscations des enceintes lorsque le volume est fort après 22h», confie le riverain. Las de cette situation inchangée, lui et plusieurs de ses voisins ont décidé de fonder une association afin de faire valoir leurs droits. «Cela nous permettra de réunir plus de monde afin que notre message pèse plus lourd et soit entendu.»

Lundi dernier, plusieurs habitants de la plaine ont rencontré le chef de la police de proximité, Luc Broch, pour discuter de la question. «Aucune solution concrète n’a été apportée», souligne le lecteur reporter. Informé des événements survenus samedi matin, le major Broch a répondu, lundi, dans un courriel que «nous avons procédé à des contrôles fréquents, il est vrai, pas au milieu de la nuit où les effectifs sont, à l'heure actuelle, limités.» Il assure mettre «tout en œuvre pour prendre influence sur cette problématique, notamment par des contrôles accrus en début de soirée. Une opération est en préparation.»

Les deux tirs de feux d’artifice ont duré une trentaine de secondes chacun. 

Les deux tirs de feux d’artifice ont duré une trentaine de secondes chacun.

Lecteur reporter

Ton opinion