Egypte : La police a évacué la place Tahrir: un mort
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Egypte La police a évacué la place Tahrir: un mort

La police égyptienne a évacué samedi matin la place Tahrir, dans le centre du Caire, où une petite partie des 50'000 manifestants réunis la veille avait décidé de passer la nuit.

Policiers et manifestants se sont violemment affrontés samedi sur la place Tahrir au Caire. Il y a eu au moins un mort. La dispersion par la force d'un sit-in a relancé les tensions à moins de dix jours des premières élections législatives depuis la chute du président égyptien Hosni Moubarak.

Des milliers d'Egyptiens occupaient en soirée la place emblématique de la révolte de janvier et février en Egypte, désertée en début de soirée par la police après les violents affrontements de la journée. Ils scandaient des slogans contre le pouvoir militaire.

De nombreux partisans d'un candidat salafiste déclaré à l'élection présidentielle dont la date n'est toujours pas fixée, Hazem Abou Ismaïl, sont notamment venus renforcer les rangs des manifestants, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un mort et plus de 600 blessés

Dans l'après-midi, les heurts s'étaient intensifiés, la police anti-émeutes répliquant aux jets de projectiles des manifestants par des tirs de balles en caoutchouc et de gaz lacrymogènes. Un manifestant est décédé. La victime a reçu une balle dans la poitrine, a précisé un médecin. Au total, 676 personnes ont été blessées, dont 40 policiers, selon le ministère égyptien de la Santé et des sources médicales sur place.

Il y aurait eu aussi 18 arrestations et interpellations. La place était jonchée de pierres, tandis que les manifestants ont monté une barricade, sous le regard de nombreux curieux qui assistaient aux affrontements, également retransmis en direct sur la télévision publique.

Revendication

Les affrontements ont débuté après que la police a tenté dans la matinée de disperser par la force un sit-in organisé depuis plusieurs jours par des personnes blessées lors de la révolte anti- régime du début de l'année. Il s'agissait de réclamer le jugement des policiers et les dirigeants responsables des violences qui ont fait à l'époque officiellement 850 morts et des milliers de blessés.

M. Moubarak, son ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et des responsables de la sécurité sont actuellement jugés pour des accusations selon lesquelles il auraient ordonné de faire feu sur la foule.

«Ils nous ont dispersés violemment, sans distinction entre hommes et femmes. Le ministère de l'Intérieur doit prendre ses responsabilités. Nous avons une revendication: le conseil militaire doit partir», a déclaré Ali Abdel Aziz, un professeur de comptabilité de 32 ans qui participait au sit-in depuis le matin.

Présidentielle à fixer

La veille, des dizaines de milliers de manifestants, en majorité issus des rangs des Frères musulmans et des mouvements salafistes, s'étaient rassemblés sur la même place.

Cette démonstration de force, menée par les islamistes, visait à réclamer le retrait d'une déclaration constitutionnelle présentée par le gouvernement, accusée de permettre aux militaires de garder des privilèges, en exemptant notamment le budget de l'armée de toute supervision parlementaire.

Les affrontements de samedi interviennent alors que les Egyptiens doivent voter le 28 novembre pour élire les représentants de l'Assemblée du peuple (chambre des députés), premier tour d'un scrutin législatif qui doit s'étendre au total sur quatre mois.

Après ce scrutin, une élection présidentielle, dont la date n'est toujours pas fixée, doit permettre un retour au pouvoir civil, promis par l'armée qui a pris la direction du pays.

Un journaliste de l'AFP a dénombré au moins une dizaine de manifestants blessés par des balles en caoutchouc. La place était jonchée de pierres, tandis que les manifestants montaient une barricade.

Revendication

Le sit-in était organisé depuis plusieurs jours par des personnes blessées lors de la révolte anti-régime du début de l'année. Il s'agissait de réclamer le jugement des policiers et les dirigeants responsables des violences qui ont fait à l'époque officiellement 850 morts et des milliers de blessés.

M. Moubarak, son ministre de l'Intérieur Habib el-Adli et des responsables de la sécurité sont actuellement jugés pour des accusations selon lesquelles il auraient ordonné de faire feu sur la foule.

«Ils nous ont dispersés violemment, sans distinction entre hommes et femmes. Le ministère de l'Intérieur doit prendre ses responsabilités. Nous avons une revendication: le conseil militaire doit partir», a déclaré Ali Abdel Aziz, un professeur de comptabilité de 32 ans qui participait au sit-in depuis le matin.

Présidentielle à fixer

La veille, des dizaines de milliers de manifestants, en majorité issus des rangs des Frères musulmans et des mouvements salafistes, s'étaient rassemblés sur la même place.

Cette démonstration de force, menée par les islamistes, visait à réclamer le retrait d'une déclaration constitutionnelle présentée par le gouvernement, accusée de permettre aux militaires de garder des privilèges, en exemptant notamment le budget de l'armée de toute supervision parlementaire.

Les affrontements de samedi interviennent alors que les Egyptiens doivent voter le 28 novembre pour élire les représentants de l'Assemblée du peuple (chambre des députés), premier tour d'un scrutin législatif qui doit s'étendre au total sur quatre mois.

Après ce scrutin, une élection présidentielle, dont la date n'est toujours pas fixée, doit permettre un retour au pouvoir civil, promis par l'armée qui a pris la direction du pays.

(ats)

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