Mort d'un ado au Chili: La police admet avoir tiré
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Mort d'un ado au ChiliLa police admet avoir tiré

La police chilienne a reconnu lundi qu'un de ses membres avait fait usage de son arme dans un quartier populaire de Santiago où un adolescent est mort jeudi soir.

Le chef de la police métropolitaine, le général Jose Luis Ortega, a déclaré qu'après enquête, il avait été établi qu'un sous-officier chef de patrouille «avait fait usage de son arme» à deux reprises.

Le policier, qui a été mis à pied, «a signalé qu'il n'avait pas tiré vers un groupe de personnes, mais en l'air», a précisé le général Ortega, tout en indiquant que le sous-officier avait ensuite nettoyé son arme et remplacé les munitions manquantes sans rédiger de rapport.

«Nous n'attribuons pas (le décès de l'adolescent) à la responsabilité du sous-officier qui a fait usage de son arme de service. La responsabilité des faits sera établie scientifiquement par les expertises qui vont être conduites», a ajouté le général Ortega.

Si c'est un policier, il sera jugé

«Si la thèse de l'implication d'un fonctionnaire de police dans ces faits se confirme, il devra en répondre devant la loi, devant la justice», a réagi le ministre de l'Intérieur Rodrigo Hinzpeter.

«Il serait inacceptable qu'un policier n'agisse pas conformément au code de conduite auquel il est astreint et qu'il puisse causer la mort d'un compatriote», a-t-il ajouté, tout en précisant qu'il était cependant prématuré d'accabler le policier.

Manuel Gutierrez, 16 ans, a été atteint à la poitrine par un tir dans le quartier de Macul, dans l'est de Santiago, où des violences ont opposé jeunes et policiers dans la nuit de jeudi à vendredi.

La famille accuse la police

La famille de la victime a immédiatement accusé la police d'être à l'origine du tir mortel, et celle-ci avait dans un premier temps exclu que ses services aient pu être impliqués.

Ces violences ont conclu une grève nationale de 48 heures à l'appel de la Centrale unitaire des travailleurs (CUT), premier syndicat chilien, pour réclamer un meilleur partage des fruits de la croissance.

Plus de 200 personnes ont été blessées et 1400 arrêtées pendant ces violences.

(afp)

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