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VaudLa police de Lausanne à la rescousse des TL

Des contrôleurs de bus sont escortés par des agents depuis un mois. L'un des objectifs? Montrer l'uniforme. Un choix rare, mais assumé.

par
Francesco Brienza
Les employés des TL ne sont plus les seuls à patrouiller à bord des bus et métros.

Les employés des TL ne sont plus les seuls à patrouiller à bord des bus et métros.

«Les billets, s'il vous plaît!» L'injonction des contrôleurs de bus prend tout de suite une autre saveur quand deux policiers armés se trouvent juste à côté. Les Lausannois doivent pourtant s'y habituer: depuis un mois, des patrouilles escortent deux fois par semaine les employés des Transports publics (TL) dans leurs rondes. «Ce nouveau type de collaboration nous permet d'être plus efficaces, détaille Valérie Maire, porte-parole des TL. Les actions vont même devenir de plus en plus régulières.»

Une convention a été signée entre la police municipale et la société, en vertu de la Loi fédérale sur les organes de sécurité des entreprises de transports publics, entrée en vigueur en juillet 2012. Celle-ci laisse le choix aux compagnies d'assurer elles-mêmes leur sécurité ou de la déléguer. Aux TL, on a préféré la piste interne, soutenue par la fameuse convention. Du côté des utilisateurs, on semble d'ailleurs conquis. «Ça rassure, se réjouit un client. Surtout qu'on voit de plus en plus d'incivilités à l'arrière, dans les bus...»

Pour la police, le coup est double: «On met davantage la pression sur les fauteurs de trouble, tout en gagnant en visibilité», explique la porte-parole Anne Plessz. Mais en a-t-elle les moyens? Alors que son commandant Pierre-Alain Raemy parle lui-même de sous-effectif dans ses rangs? «Tout nouveau partenariat est bon à prendre, car il permet d'intervenir en amont», tranche Anne Plessz.

A Genève, on est aussi armé

Une police des transports, armée, est apparue dans les bus et trams genevois en août dernier déjà. «C’est une excellente alternative, explique Isabel Pereira, porte parole des TPG. Car la police cantonale n’a pas les effectifs pour assurer des tournées préventives.» Autre canton, autre système. A Neuchâtel, tous les contrôles des titres de transports se font directement par une entreprise de sécurité privée. «Les forces de l’ordre n’interviennent que sur demande», précise Aline Odot, porte-parole des TransN.

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