Italie: La police délogera les manifestants étudiants, dit Berlusconi
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ItalieLa police délogera les manifestants étudiants, dit Berlusconi

Silvio Berlusconi a défendu mercredi une réforme de l'enseignement primaire qui réduit son budget de plusieurs milliards d'euros et prévoit la suppression de milliers de postes.

Il a menacé de faire intervenir la police contre les contestataires. «Nous ne permettrons pas que les écoles et universités soient occupées car l'occupation des lieux publics n'est absolument pas démocratique et constitue une violence faite aux autres étudiants, aux familles et à l'Etat», a déclaré le chef du gouvernement italien devant la presse.

M. Berlusconi a annoncé qu'il allait appeler le ministre de l'intérieur Roberto Maroni pour lui «donner des instructions détaillées sur les modalités d'intervention de la police».

Occupations

Des milliers de professeurs et d'étudiants ont manifesté la semaine dernière contre la réforme de l'éducation, qui conduira selon l'opposition à la suppression sur trois ans de 87'000 postes d'enseignant.

Plusieurs universités ont été occupées par de petits groupes de manifestants. Une grève générale dans le primaire est prévue pour le 30 octobre et dans l'enseignement supérieur le 14 novembre.

«Mensonges»

«L'ordre doit être respecté. L'Etat doit assumer ses responsabilités en garantissant le droit aux étudiants qui veulent étudier de suivre les cours», a ajouté un Silvio Berlusconi très remonté contre «les mensonges» de la gauche italienne, qu'il a accusée d'attiser les tensions.

Le gouvernement a diffusé mercredi un dossier sur l'école intitulé «Tous les mensonges de la gauche». «Des coupes de 8 milliards d'euros dans le budget de l'école? C'est faux. La gauche parle de 86'000 enseignant en moins? C'est faux», a martelé le «Cavaliere».

Préférant parler de «rationalisation», M. Berlusconi a précisé qu'aucun enseignant ne sera licencié mais que ceux qui partiront à la retraite ne seront pas remplacés afin de permettre à ceux qui restent d'avoir de meilleurs salaires.

«Attiser les flammes»

La gauche a immédiatement dénoncé les propos du président du Conseil, qu'elle a accusé de mettre le feu aux poudres. «Je considère que ces propos sont très graves», a déclaré le chef de file de l'opposition, Walter Veltroni. «J'ai le sentiment que le président du Conseil a choisi d'attiser les flammes, chose qu'il n'aurait pas dû faire.»

(ats)

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