Thaïlande: La police démantèle un camp d'opposants
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ThaïlandeLa police démantèle un camp d'opposants

La police anti-émeute thaïlandaise a démantelé plusieurs campements occupés depuis plus de trois mois par les opposants qui réclament la démission du premier ministre Yingluck Shinawatra.

Quelque 5000 agents ont été déployés pour cette opération.

Les opérations de police se sont concentrées dans le quartier des ministères, dans le centre historique de la capitale, et ont évité les carrefours routiers du quartier commercial et d'affaires, principaux points de ralliement des manifestants qui ont promis de paralyser Bangkok jusqu'à ce que leurs revendications soient entendues.

«Notre police est prête à reprendre le contrôle de l'espace public et essaiera d'éviter toute violence», a déclaré le chef du Conseil de sécurité nationale.

La police a évité jusqu'à présent la confrontation avec les manifestants, même si diverses violences ont fait onze morts depuis le début du bras de fer entre l'opposition et Mme Yingluck Shinawatra.

Pas de heurts

Vendredi, plus d'un millier de policiers ont investi sans heurts le secteur qui s'étend de l'hôtel Royal Plaza au bureau des Nations unies, occupé depuis novembre par les manifestants antigouvernementaux, a rapporté un journaliste de Reuters sur place.

Certains policiers étaient armés, mais la plupart n'étaient équipés que de bâtons et de boucliers, a-t-il constaté. Des opposants ont insulté les policiers lorsqu'ils sont intervenus, mais ils n'ont pas résisté, comme cela avait été le cas dans ce quartier en novembre et décembre.

Le chef de file de l'opposition, Suthep Thaugsuban, a néanmoins appelé ses partisans à tenir tête aux autorités dans un discours prononcé jeudi soir. «La police dit qu'elle va disperser les manifestants (...) Nous devons nous préparer à nous défendre», a-t-il dit.

Le sit-in démantelé vendredi ne fait pas partie des trois principaux campements des manifestants antigouvernementaux, dont le nombre s'est constamment réduit ces dernières semaines. Ils ont néanmoins réussi à bloquer un cinquième des bureaux de vote lors des élections législatives du 2 février.

Outre la démission du premier ministre, les opposants réclament une réforme du système électoral pour mettre fin à la domination de la famille Shinawatra sur la vie politique thaïlandaise.

Le chef de l'armée, qui a mené de nombreux coups d'Etat par le passé, a appelé jeudi les deux camps à la retenue.

(ats)

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