Actualisé 04.12.2006 à 21:47

La police dépense 4 millions pour se refaire un central

Un nouveau système doit éviter le surchargement des lignes téléphoniques et améliorer l'efficacité des policiers au travail.

Désormais, c'est un répondeur qui décroche lorsqu'on compose le 117 ou le 112. Plus précisément: «Un guide vocal». Le central d'engagement, de coordination et d'alarme reçoit quelque 120 000 appels par année, soit 328 par jour. «Le 117 fonctionne presque comme un guichet universel», explique le commandant de la gendarmerie, Christian Cudré-Mauroux. Les lignes sont souvent engorgées, insiste-t-il, et l'attente peut se monter à une minute pour la personne qui est au bout du fil.

Pis: beaucoup de ces appels ne sont pas urgents. Marc Mancastroppa, chef du service Telecom: «Lors de l'essai annuel des sirènes, nous recevons 150 téléphones de personnes affolées qui nous demandent ce qu'il se passe.» Le rôle du «guide vocal» est de trier ces demandes. Si c'est urgent, l'interlocuteur est aiguillé vers un policier. S'il n'y a pas d'impératif, il est orienté vers les téléphonistes. Le but est de faire tomber ce chiffre à quinze secondes.

La mesure s'inscrit dans la modernisation du central, budgété à 4 millions de francs. Cette manne servira aussi à installer le GPS sur 250 véhicules d'ici à fin 2008. Alors qu'aujourd'hui un appel général est lancé aux patrouilles, chaque policier pourra visualiser son écran d'ordinateur les trajets en temps réel des voitures en service. «En cas de grosse mobilisation, cet outil nous sera très utile», conclut le brigadier chef Charly Delay.

Renaud Bournoud

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!