Actualisé 07.10.2010 à 20:43

PlainpalaisLa police des marchés irrite certains puciers

Les contrôles de l'unité des marchés irritent certains brocanteurs. Un pucier a déposé une pétition dénonçant des excès de zèle.

de
Irène Languin
Les empiètements et les taux de présence sont réglementés.

Les empiètements et les taux de présence sont réglementés.

«On est persécuté!» Pour Emilio, les agents municipaux qui patrouillent dans les marchés depuis le début de l'année sont des gâche-métier. «Ils traquent la moindre irrégularité alors que les affaires marchent déjà mal», peste le pucier.

De l'aveu de plusieurs marchands, les insultes fusent entre hommes en rouge et certains brocanteurs les mercredis et samedis sur la plaine. Et Emilio de prophétiser: «ça va se terminer à coups de poing».

Il a envoyé une pétition munie d'une quarantaine de signatures aux autorités. Il y dénonce «l'attitude exagérément pointilleuse et un poil agressive» de l'unité des marchés.

Appliquer le règlement

Si la majorité des vendeurs admet que les agents manquent de souplesse, ils ne souscrivent pas tous à ce réquisitoire. «Nous nous démarquons de cette action, effectuée à titre personnel», précise François Rosset. Le président de l'Association professionnelle des brocanteurs genevois reconnaît qu'il faut appliquer le règlement, en bonne intelligence avec la Ville.

Laquelle ne desserrera pas la vis. «Je serai intransigeant, scande Pierre Maudet. Les marchés, c'était un peu le Far West. Maintenant, finis les passe-droit!»

Gestion citée en exemple

Le magistrat chargé de l'environnement urbain et de la sécurité précise qu'il n'y aura aucun traitement de faveur pour le pétitionnaire s'il ne se plie pas aux règles. L'élu veut pour preuve de l'efficacité de son action un audit de la Cour des comptes présenté hier «qui cite la gestion des marchés en exemple».

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