Vaud/Genève: La police distille ses conseils contre les hold-up
Actualisé

Vaud/GenèveLa police distille ses conseils contre les hold-up

Le personnel des stations-service se forme auprès de la gendarmerie.
Des conseils bien utiles en cas d'agression.

par
Caroline Gebhard
Michel Riesen met en garde: "une arme factice perfectionnée peut facilement être confondue avec du matériel authentique".

Michel Riesen met en garde: "une arme factice perfectionnée peut facilement être confondue avec du matériel authentique".

Ne pas jouer au héros. C'est, en substance, le message délivré par Michel Riesen, de la Police cantonale vaudoise, aux employés de stations-service. «Cela ne sert à rien de risquer sa vie pour de l'argent», insiste le remplaçant du chef de la Division prévention de la criminalité, lors de son cours «hold up». Près de 150 collaborateurs de stations d'essence ont récemment suivi cette formation, qui touche aussi aux vols à l'astuce, aux arnaques et autres larcins. D'autres corporations peuvent également y recourir. A Genève, ce sont surtout les bijoutiers qui ont fait appel à ce service disponible sur demande, l'an dernier.

Et ça marche. L'une des auditrices de Michel Riesen, victime d'un braquage à main armée, a parfaitement su réagir au moment critique. «Elle m'a confié que durant toute la scène, elle entendait ma voix qui lui disait comment faire.» Autre élève, Alicia Cabanellas, gérante d'une station-service lausannoise, est convaincue du bien-fondé de cette démarche. «Je touche du bois: je n'ai jamais été victime d'un braquage. Mais ça m'arrive d'avoir peur. On en entend tellement parler.» Du coup, elle se sent rassurée par les conseils de la police. «Il ne faut pas s'affoler et tenter de parler à l'agresseur pour qu'il ne sente pas qu'on a peur. Et ne surtout pas essayer de se défendre.» L'expérience de la victime évoquée par Michel Riesen en dit long sur le sujet. «L'auteur s'est excusé en partant. Il lui a dit qu'il ne voulait pas lui faire de mal», confie l'adjudant.

Précieux réseau d'informateurs

Pour la Police cantonale vaudoise, ces cours sont autant d’occasions de tisser des liens très utiles avec les stations-service. «On échange des informations: les gens me signalent s’ils ont vu tel ou tel véhicule ou s’ils ont repéré une attitude suspecte. Cela relève d’un comportement citoyen», explique Michel Riesen. En retour, les commerçants sont régulièrement renseignés sur les questions liées à la prévention et à la criminalité.

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