Actualisé 10.01.2012 à 18:20

Sécurité (GE)La police genevoise peine à recruter

La conseillère d'Etat Isabel Rochat a promis 117 pandores de plus à l'horizon 2014. Problème, les candidats ne se bousculent vraiment pas au portillon.

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Les candidats policiers ne sont pas assez nombreux pour augmenter les effectifs. (Photo: Keystone)

Les candidats policiers ne sont pas assez nombreux pour augmenter les effectifs. (Photo: Keystone)

Le 1er mars, 16 gendarmes et 13 inspecteurs entameront une formation d'un an pour travailler au sein de la police genevoise. Parallèlement, d'ici fin 2012, environ 30 pandores pourraient prendre leur retraite. Les chiffres parlent d'eux-mêmes. Le renforcement des effectifs promis par la conseillère d'Etat Isabel Rochat sera difficilement réalisable.

Dans un courrier envoyé aux membres du corps de police en novembre dernier, la magistrate de tutelle annonçait en effet une augmentation de 75 gendarmes et 42 inspecteurs à l'horizon 2014. Un objectif qui parait inatteignable pour le député et ancien gendarme Roger Golay. «Le recrutement est aisé lorsque tout va bien et qu'on s'en donne les moyens, explique le président de la commission de justice et police. Il faudrait que les policiers soient mieux dans leur peau et investir plus pour la communication».

Selon nos informations, le budget alloué à l'information pour le recrutement est d'environ 90'000 francs par an. «Cela fait partie du budget global de la police, celle-ci peut demander des moyens supplémentaires», précise Laurent Paoliello. Pour le reste, le porte-parole d'Isabel Rochat ne nie pas la problématique. «Nous mettons tout en œuvre afin de développer le processus, ajoute-t-il. L'effort doit être commun entre la police et le département, mais les syndicats doivent aussi donner une autre image que celle de la grogne pour attirer des candidats». Pour autant, selon lui, «il n'est pas utopique d'imaginer parvenir à atteindre les objectifs».

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