Attaque du Westgate: La police kényane détient cinq suspects
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Attaque du WestgateLa police kényane détient cinq suspects

La police kényane détient cinq suspects dans l'attaque islamiste contre le centre commercial Westgate de Nairobi, préférant examiner des échanges de SMS avant de les déférer devant la justice.

«Il y a différentes questions qui nécessitent une enquête approfondie, on ne peut pas se précipiter devant la Cour», a déclaré Ndegwa Muhoro, chef du Service d'enquêtes criminelles (CID) de la police kényane, lors d'une conférence de presse avec le chef de la police kényane et celui de l'armée.

«Nous souhaitions déférer cinq (présumés) terroristes devant un tribunal hier (ndlr: lundi), mais nous avons décidé auparavant d'examiner plus avant un échange de SMS qui s'est déroulé le 17 septembre», quatre jours avant l'attaque, a-t-il expliqué sans plus de précision.

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Un appel vers la Norvège

L'enquête a pour l'heure établi l'existence d'un «appel téléphonique vers la Norvège durant l'attaque» du Westgate, a poursuivi M. Muhoro, sans en dire plus, expliquant ne pas pouvoir donner de détails sur une enquête en cours.

Il a par ailleurs indiqué que la police kényane était aidée par Interpol dans son enquête, «notamment dans l'analyse des quatre corps suspectés être ceux des assaillants» et retrouvés dans les débris de l'arrière du bâtiment.

Celui-ci s'est effondré après un violent incendie déclenché lors des ultimes affrontements entre le commando islamiste et les forces de sécurité, à l'issue d'un siège de plusieurs jours.

Pillages

L'attaque a fait au moins 67 morts et une vingtaine de disparus. Le chef des Forces armées kényanes (KDF), Julius Karangi, a de son côté annoncé que deux soldats accusés de pillages durant le siège du Westgate ont été inculpés et renvoyés de l'armée. Un troisième fait l'objet d'une enquête.

Les responsables des forces de sécurité avaient nié jusqu'ici tout pillage par leurs subordonnés au Westgate.

De nombreux commerçants du Westgate se sont plaints d'avoir retrouvé leurs magasins pillés et de la disparition d'objets personnels, ordinateurs ou téléphones portables. Des photos ou vidéos ont montré une bijouterie et des magasins d'électronique vidés de leur contenu, créant une grave polémique au Kenya. (afp)

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