Zurich: La police l'embarque à son école à cause d'une vidéo
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ZurichLa police l'embarque à son école à cause d'une vidéo

Un garçon de 12 ans a partagé du contenu d'une extrême violence dans un groupe WhatsApp. Le lendemain, les forces de l'ordre sont venues le chercher en cours. Sa mère envisage de porter plainte.

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mon/ofu
Keystone/Christian Beutler

Le simple fait de partager des photos ou des vidéos interdites est illégal. Et cela même quand on n'a pas téléchargé soi-même le contenu en question. Un élève d'une école secondaire zurichoise l'a récemment appris à ses dépens.

Selon la «Weltwoche», le garçon de 12 ans a reçu sur son téléphone portable deux vidéos violentes, montrant des corps éventrés. Sans réfléchir, il les a partagées dans le groupe WhatsApp de sa classe.

Parents pas informés

Son acte n'a pas été sans conséquence, puisque la police s'est rendue à son école le lendemain. Les agents l'ont fait sortir de sa classe, tout comme deux autres élèves de la même année que lui.

Ses deux camarades ont dû remettre leur téléphone aux forces de l'ordre. Comme le garçon de 12 ans avait laissé le sien à la maison, les agents se sont rendus avec lui à son domicile en voiture de police. À aucun moment, ses parents n'ont été informés de la situation, écrit l'hebdomadaire. Le garçon a dû patienter plusieurs heures avant de pouvoir contacter sa mère.

«Crime poursuivi d'office»

Selon la «Weltwoche», le jeune a été traumatisé. À tel point qu'il n'est pas allé en cours pendant plusieurs jours après ce qu'il s'est passé. Sa mère envisage de porter plainte contre la police. Elle se demande si elle avait le droit de pénétrer dans son logement sans mandat de perquisition.

En attendant, son fils risque lui aussi des ennuis avec la justice. Le Ministère public des mineurs s'est saisi de l'affaire. Le porte-parole de la police cantonale zurichoise, Florian Frei, rappelle: «Il s'agit ici d'un crime poursuivi d'office.»

Une fiche d'information destinée au corps enseignant rappelle elle aussi que la production, le partage ou le téléchargement de contenu violent ou de pornographie interdite est illégal. La simple possession d'un tel contenu est elle aussi prohibée. Les enseignants peuvent donc porter plainte contre des élèves qui ont de tels contenus sur leur portable.

Porno et vidéos nazies partagées par des écoliers à Elgg (ZH)

Divers élèves de l'école secondaire d'Elgg (ZH) ont alimenté le groupe WhatsApp «FC NSDAP» avec du contenu relevant du pénal, apprenait-on en début de semaine. Selon la direction, une quinzaine d'ados sont concernés. Selon le directeur de l'établissement scolaire, Reto Scheuermeier, le Ministère public des mineurs a lancé plusieurs procédures pénales.

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