Fils de diplomate tabassé: «La police n'a pas étouffé l'affaire»
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Fils de diplomate tabassé«La police n'a pas étouffé l'affaire»

Mis en cause, les pandores genevois se défendent d'avoir voulu cacher la violente agression dont a été victime le fils d'un diplomate américain.

par
dti
C'est sur le pont de l'Île que le fils d'un diplomate américain a été agressé.

C'est sur le pont de l'Île que le fils d'un diplomate américain a été agressé.

«A aucun moment la police, le Département ou quiconque d'autre n'a voulu étouffer l'affaire! Peu après les faits, d'ailleurs, deux médias en avaient déjà eu vent et nous leur avons transmis les informations demandées». Eric Grandjean, responsable du service de presse de la police genevoise, accepte mal les insinuations portées dans le «Matin Dimanche» puis au 19h30 de la TSR.

Celles-ci laissaient croire que la police avait volontairement passé sous silence l'agression du fils d'un diplomate américain de l'ONU mi-juillet. «Les agressions ne sont pas transmises systématiquement aux médias, précise-t-il. Elles le sont lorsqu'elles débouchent sur une arrestation, avec l'accord du Ministère public, ou si elles présentent un intérêt pour l'enquête».

Eric Grandjean rappelle qu'à ce jour «toute l'affaire repose sur le seul témoignage de la victime». Cette dernière dit avoir été tabassée par douze personnes qui ont tenté de le jeter dans le Rhône, le 16 juillet à 4 h du matin. L'enquête se poursuit et aucun agresseur n'a été interpellé.

Une trentaine d'agressions de ce type, plus ou moins violentes, ont lieu chaque mois en moyenne à Genève. «Depuis trois quatre ans, ce nombre est assez stable», conclut-il.

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