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La police nord-vaudoise se déplace en «deux chevaux»

Les autorités de la cité thermale voulaient rendre la police plus visible. C'est réussi. En perchant ses agents sur des étalons, le chef-lieu du Nord vaudois devient la seule commune, avec Martigny (VS), à se doter d'une brigade hippique.

Les pandores à cheval se promèneront dans la localité entre 13 h et 18 h, dans les zones de détente et au centre-ville. Ils sont même équipés pour ramasser le crottin.

Les habitants seront peut-être surpris de croiser dès demain «Copeck» et «Gitano». Avec Martigny, la ville est la seule de Suisse romande à se doter d'une brigade équestre.

La volonté première de la démarche est de rendre la police visible. Celle-ci compte aussi utiliser le capital sympathie des deux bêtes pour nouer le contact avec la population. Sans négliger leur aspect dissuasif.

Pas question toutefois qu'Yverdon se transforme en ville anglaise, où les chevaux aident souvent la police à faire le ménage devant les bars en fin de soirée. Dans le Nord vaudois, ils seront utilisés entre 13 h et 18 h dans les zones de détente et au centre de la ville, principalement aux abords des écoles.

Genève, qui inaugurait hier sa brigade à rollers, avait tenté l'expérience durant trois étés, entre 1997 et 1999. Les difficultés à habituer les chevaux à l'environnement urbain et les problèmes de logistique et de nettoyage du crottin ont eu raison du concept. Yverdon va-t-elle dès lors être envahie de déjections de chevaux? Que l'on se rassure, les cavaliers sont munis de ramasse-crottin et de sacs pour le récolter.

Et, comme le rappelle Jean-Daniel Carrad, municipal de la Police, «les chevaux, s'ils ne sont pas stressés, ne font leurs besoins qu'une à deux fois par jour...» Yverdon fera un bilan de l'expérience, budgétisée à 10 000 francs, dans six mois. Elle décidera alors de l'avenir de sa brigade montée.

Cédric Alber

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