La police préfère prévenir que guérir
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La police préfère prévenir que guérir

Cafés, bus ou grands magasins sont les lieux de prédilection des voleurs à la tire. Les auteurs sont difficiles à coincer. La police lance une nouvelle campagne de sensibilisation.

«J'allais monter dans le bus à la gare. Au moment où les portes se sont ouvertes, un homme faisant mine de descendre m'a bousculée. J'ai fait un pas en arrière. Réflexe oblige, j'ai levé mes bras pour me protéger, laissant mon sac à main sans protection. Son complice s'est servi sans problème.»

La mésaventure connue par Suzanne est classique. Elle fait partie des techniques habituelles utilisées pas les voleurs. Cibles préférées des pickpockets, les sacs à main laissés sans surveillance dans les caddies de supermarchés. Dans les restaurants, mieux vaut ne pas laisser sa veste sur un dossier.

«Il est dur de déterminer le profil des auteurs. Toutefois, près de 50% d'entre eux sont en situation irrégulière sur notre territoire. Le vol est souvent leur moyen de subsistance», explique Antoine Savoy, chef de la police judiciaire de Lausanne.

Il peut toutefois se réjouir que ce type de vols ait diminué en 2005, après avoir connu une constante augmentation depuis 2000. L'année dernière, 755 personnes ont été victimes de vol à la tire, contre 925 en 2004.

Mais la police lausannoise reste vigilante et lance une nouvelle campagne. Elle sensibilisera le public dans plusieurs grands magasins. Des affiches de prévention seront également envoyées à tous les commerces et établissements publics de la ville.

Cédric Alber

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