Actualisé 02.02.2011 à 11:50

Disparition FranceLa police recherche les restes de Laetitia

Les recherches se poursuivaient mercredi pour trouver les restes du corps de Laetitia, tandis que sa famille d'accueil, sous le choc, a exprimé une «douleur sans nom».

Plusieurs dizaines de gendarmes ont repris les opérations de recherche dans la matinée dans le périmètre du trou d'eau où ont été découverts mardi la tête et quatre membres de la jeune fille, a constaté un journaliste de l'AFP.

«Les recherches se poursuivront (...) afin de rendre à la famille de Laetitia l'intégralité du corps de la jeune fille», a assuré le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin, tard mardi.

La ville de Pornic, où Laetitia Perrais avait disparu le 18 janvier près de son domicile, est sous le choc.

La famille «anéantie»

«Nous sommes anéantis par ce qui nous arrive. L'horreur de ce drame est inacceptable. Notre douleur est sans nom», a brièvement confié en début de matinée la mère d'accueil de Laetitia, Michèle Patron, à des journalistes rassemblés devant sa maison à Pornic.

Le député-maire de la commune, Philippe Boënnec, a pour sa part évoqué «un dossier atroce du début à la fin».

«On a des enfants placés, une famille d'accueil où cela se passe bien et qui permet de rallumer l'espoir, et finalement une jeune fille (...) qui tombe sur un prédateur qui vraisemblablement la viole, la tue, la dépèce. C'est l'atrocité», a-t-il déclaré à l'AFP.

Le parquet de Nantes a confirmé mardi soir que la tête, les deux membres supérieurs et les deux membres inférieurs repêchés mardi par les plongeurs.

Ludovic Meilhon, frère du principal suspect, a appelé mercredi sur RTL Tony Meilhon à dire toute la vérité aux enquêteurs.

Pour son frère, Tony «est un monstre»

«Dis la vérité, maintenant tu n'as que ça à faire, plus tu cacheras la vérité et plus tu vas t'enfoncer. Dis toute la vérité, dis où tu as caché le reste du corps», a-t-il déclaré. «Pour moi, c'est l'horreur, c'est un monstre», a encore dit Ludovic Meilhon.

A Pornic, Philippe Boënnec a salué la persévérance du parquet et des enquêteurs tout en soulignant que toute la lumière devait être faite sur les circonstances qui ont permis la survenue du drame, pointant les lacunes du suivi de Tony Meilhon, un multirécidiviste.

«Il y a des responsabilités que chacun doit assumer. S'il y a eu des fautes, des manquements, il faut qu'il y ait des sanctions à tous les niveaux», a estimé le député-maire.

Sorti de prison en février 2010, Tony Meilhon, qui a déjà fait l'objet de 15 condamnations, dont une pour le viol d'un codétenu, avait été visé par sept plaintes déposées par sa famille et ses proches ces derniers mois.

Mercredi, le Syndicat de la Magistrature (SM) a affirmé que les «difficultés insurmontables» rencontrées par les services de Loire-Atlantique chargés du suivi de Tony Meilhon étaient connues de la Chancellerie avant la disparition de Laetitia Perrais.

Le SM (classé à gauche) cite un mail daté du 4 novembre 2010, adressé par le premier président de la cour d'appel de Rennes au directeur interrégional de l'administration pénitentiaire de Rennes, lequel l'avait alerté sur «les difficultés en matière de ressources humaines» des services dont il avait la charge.

Laetitia est morte étranglée

(images BFM-TV)

«»«» (afp)

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