Actualisé 19.10.2009 à 19:31

Zurich

La police serre la vis aux danseuses

En quatre mois, le nombre d'amendes pour visa périmé visant les artistes de cabaret a explosé, suscitant la grogne des patrons de bar.

de
jbm

Avec Schengen, c'est le jackpot pour les caisses de l'Etat de Zurich. A l'aéroport, la police des frontières est intransigeante en cas de dépassement de la durée du permis délivré aux danseuses de cabaret – même si c'est d'un seul jour. De 105 amendes encaissées en 2008, on est passé à 1111 entre janvier et mi-octobre 2009. Chaque cas est taxé d'une amende de 600 fr., révèle le Tages-Anzeiger. Par le passé, la police zurichoise fermait les yeux sur des dépassements de deux à trois jours.

Angelo Pfister, propriétaire d'un cabaret dans le quartier du Niederdorf, est remonté contre les autorités. Il déclare «que l'Etat est le pire des proxénètes», car ce sont principalement les danseuses de cabaret qui sont concernées par cette mesure. Elles sont tout de même 400 à travailler à Zurich.

Le milieu de la nuit, par l'entremise de son association ASCO, s'insurge également contre la situation. Ces femmes qui viennent de pays hors de l'Union européenne ont besoin d'un permis de travail L, appelé aussi «visa pour danseuse» pour exercer leur travail dans notre pays. Ce permis les autorise à travailler au maximum huit mois par an en Suisse.

Dans les cantons de Berne et des Grisons, par exemple, les autorités seraient plus arrangeantes avec les artistes de cabaret, en autorisant des prolongations.

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