Lausanne: Interpellé par la police, il exige d’être fouillé par une… agente

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LausanneInterpellé par la police, il exige d’être fouillé par une… agente

Alors qu’il allait recevoir une amende, un Vaudois de 37 ans a piqué une crise, puis a cumulé les frasques au poste.

Un trentenaire lausannois a exigé que sa fouille corporelle ne soit pas effectuée par un policier mais bien par une agente.

Un trentenaire lausannois a exigé que sa fouille corporelle ne soit pas effectuée par un policier mais bien par une agente.

Police de Lausanne

Julien* a vu rouge en ce jour de février au moment où un assistant de la police s’apprêtait à lui coller une amende à la place de la Gare, à Lausanne. L’automobiliste vaudois de 37 ans a arraché le carnet de l’agent avant de le jeter au sol. L’arrivée d’une patrouille de police intervenue en renfort a eu le don de raviver la colère de Julien. Alors que les agents lui ont intimé l’ordre de vider ses poches avant d’être fouillé, le trentenaire a envoyé un coup de poing en direction d’un des agents, qui a réussi à esquiver. Déséquilibré et envoyé au sol pour être menotté, Julien s’est mis à hurler, attirant ainsi le regard des badauds.

Au sol pour une fouille musclée

Au poste de police, une fois dans le box de fouille, Julien s’est montré encore plus culotté: il a exigé d’être fouillé par… une agente. Sa demande ayant été rejetée par la police, au lieu de se dévêtir comme demandé, il a préféré jouer de nouveau des poings, avant de se retrouver au sol une fois encore pour une fouille musclée.

La demande d’éthylotest formulée par les agents est tombée dans l’oreille d’un sourd. Après avoir dit non à tout, Julien a demandé un verre d’eau. L’irascible Lausannois n’a pas apprécié d’être servi dans un gobelet. Furax, il a jeté l’eau au visage d’un policier en criant «Je veux de l’eau en bouteille».

Sursis de quatre ans

Trois agents ont porté plainte pour violence ou menaces contre les autorités et les fonctionnaires. L’insolent trentenaire n’a pas échappé à la condamnation. Ce Suisse sans profession a écopé, par ordonnance pénale, de 150 jours-amende à 30 francs avec un sursis de quatre ans ainsi que d’une amende de 900 francs et les 750 francs de frais de procédure sont à sa charge.

Julien n’est pas inconnu de la justice. En 2015, il avait été condamné à 9 mois de prison et à un traitement en ambulatoire pour diffamation, injure, utilisation abusive d’une installation de communication .

* Prénom d’emprunt

(apn)

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