La pologne tend à faire obstacle sur la nouvelle constitution
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La pologne tend à faire obstacle sur la nouvelle constitution

BRUXELLES - La chancelière allemande Angela Merkel a rencontré vendredi matin le président polonais Lech Kaczinski pour tenter de le persuader de lever sa menace d'user de son droit de veto sur le traité institutionnel simplifié destiné à remplacer la Constitution.

Au second jour de ce Conseil européen à Bruxelles, aucun progrès notable n'était enregistré alors que le Royaume-Uni et la Pologne campaient sur leurs positions malgré les efforts de la présidence allemande pour débloquer les négociations.

«Nous allons continuer à travailler d'arrache-pied sur tous les problèmes qui n'ont pas encore été résolus», a dit Mme Merkel. «Mais tout le monde essaie de faire de son mieux.»

Des diplomates ont déclaré vendredi que la Pologne avait fait de nouvelles propositions, dont l'une consisterait à garder jusqu'en 2020 le système actuel de vote, qui lui donne quasiment autant de voix que l'Allemagne pour une population deux fois inférieure, avant d'adopter le système de «double majorité».

L'Allemagne, qui assure la présidence tournante de l'UE jusqu'au 1er juillet, souhaite que le nouveau traité soit adopté d'ici deux ans.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le président français Nicolas Sarkozy a proposé au président polonais Lech Kaczynski une solution de compromis pour surmonter le blocage de la Pologne sur la question de la double majorité. La proposition du président français reprend les principes du «compromis de Ioannina» de 1994. Ce compromis adopté à l'époque par les 15 membres de l'Union européenne permet à la présidence de demander une nouvelle délibération d'un texte au Conseil de l'Union européenne lorsqu'un certain nombre d'Etats-membres veulent s'y opposer et approchent de la minorité de blocage, mais sans l'atteindre.

Cette clause «de type Ioannina» serait annexée à la règle de la double majorité (55% des Etats-membres et 65% de la population) que la présidence allemande propose d'inclure dans le nouveau traité institutionnel négocié lors du sommet.

La proposition a été présentée par Nicolas Sarkozy au président polonais lors d'un entretien d'une heure en présence de la chancelière Angela Merkel, présidente du Conseil européen, et du président lituanien Valdas Adamkus. Le président français en avait déjà fait état lors du dîner qui a réuni les Vingt-Sept.

AP

(ap)

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