Marché du travail: La population active a poursuivi sa hausse
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Marché du travailLa population active a poursuivi sa hausse

L'évolution favorable du marché du travail s'est poursuivie en Suisse au 2e trimestre 2012.

Entre avril et juin, le nombre d'actifs occupés a crû en un an de 0,9% à 4,759 millions de personnes. Alors que la croissance a ralenti au regard du premier trimestre, le taux de chômage a légèrement progressé.

Si le nombre de travailleurs de nationalité suisse est demeuré inchangé à 3,402 millions de personnes, celui des salariés étrangers a lui continué de s'étoffer à 1,358 million d'individus, indique lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Toutes les catégories d'autorisation de séjour ont présenté une hausse, la plus forte revenant à celle des frontaliers (permis G) avec un bond de 5,6%.

Le nombre des salariés au bénéfice d'un titre de séjour avec Livret B ou L depuis 12 mois ou plus a pour sa part gagné 3,8%, alors que celui des employés disposant d'une autorisation de séjour avec Livret C a affiché une expansion de 1,6%. Ventilée selon les sexes, la hausse est ressortie à 1% pour les hommes et à 0,7% pour les femmes.

A titre de comparaison, le population active occupée dans les 27 pays de l'Union européenne (UE) a reculé dans le même temps de 0,2%, alors que celle au sein des 17 pays membres de la zone euro s'est réduite plus fortement, soit de 0,6%. Pour mémoire, le nombre de travailleurs avait progressé en Suisse de 2% durant les trois premiers mois de l'année.

Essor du travail à temps partiel

Le nombre de personnes travaillant à temps partiel a lui aussi poursuivi son essor, à 1,504 million ( 41'000). Dans ce domaine toutefois, le rythme de croissance du 2e trimestre s'est révélé supérieur à celui affiché trois mois auparavant ( 12'000 entre janvier et fin mars).

Il n'en reste pas moins que l'option du travail à temps partiel ne représente pas toujours un choix, le sous-emploi touchant 284'000 travailleurs au 2e trimestre, soit des personnes qui souhaitent en fait un taux d'occupation plus élevé sans le trouver. Le taux de sous-emploi a atteint 6,2%, contre 6,6% durant les trois premiers mois de l'année.

Entre avril et fin juin, le taux de chômage selon la définition retenue par le Bureau international du travail (BIT) a très légèrement augmenté en Suisse, passant en l'espace d'une année de 3,6 à 3,7%. A fin juin, 170'000 personnes étaient au chômage, soit 8000 de plus qu'il y a un an.

Conséquence du ralentissement économique en Europe, cette valeur s'est accrue de 9,4 à 10,2% dans l'UE. En Suisse, le taux de chômage a légèrement diminué chez les hommes, passant de 3,5 à 3,4%, alors qu'il a grimpé de 3,7 à 4,2% chez les femmes.

Repli du chômage de longue durée

Sur les trois mois sous revue, le taux de chômage est demeuré quasiment stable chez les Suisses, l'OFS observant une légère hausse de 2,6 à 2,7%. En revanche, il s'est accru chez les étrangers résidents passant de 6,6 à 7%. La progression a aussi bien touché les ressortissants européens (UE/AELE) (hausse de 4,7 à 5,1%), que ceux d'Etats tiers (de 10,6 à 10,9%).

En considérant l'âge, le taux de chômage est le plus élevé chez les jeunes (15-24 ans), avec 6,1% ( 0,2 point). Les 25-49 ans ont également vu leur situation se détériorer (-0,4 point à 3,8%), alors que les 50-64 ans ont connu une embellie de 0,2 point à 3,9%.

Quant aux chômeurs de longue durée, à savoir au chômage depuis au moins un an, ils constituaient plus du tiers (38,5%) de l'effectif total, en baisse de 4,9 points en un an. La durée médiane du chômage a elle aussi diminué, passant de 266 à 216 jours.

(ats)

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