Actualisé 05.04.2006 à 15:47

La population viellit: la croissance ralentit

Le vieillissement de la population dans les nations industrialisées entraînera inévitablement une baisse de leur croissance. Elle devrait être compensée par la poussée démographique et économique des pays en développement, selon une étude de l'UBS.

La population du globe vieillit. Les familles sont de moins en moins nombreuses, la médecine prolonge l'espérance de vie et la génération des baby boomers arrive à la retraite, a rappelléla grande banque lors d'une conférence de presse.

La réduction de la population active et la baisse du taux d'épargne vont ralentir la croissance tendancielle de l'économie de nombreux pays développés. L'augmentation du taux de contribution de la population active, le recul de l'âge de la retraite, l'allongement de la semaine de travail et l'immigration «ne suffiront pas à remédier entièrement aux effets du vieillissement», prévient la banque.

A l'inverse, la population en âge de travailler croît dans de nombreux pays en développement. D'après l'UBS, cette tendance devrait continuer de soutenir la croissance économique de ces pays «si elle s'accompagne d'importantes réformes des institutions, de l'amélioration de la productivité et d'une plus grande participation au système économique de la planète».

Marchés financiers

Selon l'étude, qui s'intéresse essentiellement à l'impact sur les marchés financiers, le coup de frein de la croissance économique des pays développés vieillissants ne se traduira pas automatiquement par l'affaiblissement de ces marchés.

Les entreprises investissant de plus en plus à l'étranger où la main d'oeuvre est plus nombreuse et moins chère, leurs bénéfices réfléteront de moins en moins la croissance économique du pays d'origine.

Dans les nations industrialisées, toute réduction de l'épargne liée à la dégradation de la situation financière pendant la retraite devrait faire monter les taux d'intérêts réels, alors que l'inverse devrait s'appliquer aux pays en développement.

Mais d'un autre côté, le flux de capitaux des marchés émergents, plus économes, vers les pays développés à faible taux d'épargne va vraisemblablement limiter la hausse des taux d'intérêt des pays développés, ajoute l'étude. (ats)

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