25.09.2020 à 11:36

SuisseLa première journée de la seconde main

Samedi quelque 300 enseignes proposeront des actions spéciales à l’occasion du Secondhand Day.

de
Xavier Fernandez
Il y a de tout dans les boutiques de seconde main.

Il y a de tout dans les boutiques de seconde main.

Keystone

Seulement 2% des achats faits par les Suisses sont de l’occasion. «C’est vraiment trop peu, surtout quand on sait ce que représentent les différents produits achetés, en termes de CO₂. La plupart des gens n’imaginent pas dans quelle mesure ils réduiraient leur impact sur la planète s’ils achetaient davantage de choses dans les commerces de seconde main ou s’ils donnaient tous ces appareils qui fonctionnent encore mais dont ils se débarrassent à l’achat d’un nouveau modèle», commente Kai Landwehr, attaché de presse de la fondation Myclimate.

Ce constat a incité cette dernière à organiser samedi, en partenariat avec Ricardo, «20 minutes» et Circular Economy, le premier Secondhand Day de Suisse (journée de la deuxième main). La fondation aura d’ailleurs pour mission d’estimer les économies en CO₂ réalisées à cette occasion. Et les acheteurs devraient aussi y trouver leur compte, puisque les quelque 300 enseignes participantes proposeront durant cette journée toutes sortes d’actions spéciales.

De 20% à 30% de rabais

Par exemple, Coup d’Pouce offrira des rabais allant de 20% à 30% dans ses magasins. «Lorsque nous avons appris que ce Secondhand Day allait avoir lieu, nous avons très vite été intéressés. En tant que pionniers du marché de l’occasion, nous savons combien il est difficile de se faire connaître. Nous espérons que cela nous apportera davantage de visibilité mais aussi que certaines personnes seront sensibilisées. Acheter de la seconde main, plutôt que du neuf, c’est bon pour la planète et pour le porte-monnaie», explique Barbara Frautschi, cheffe des ventes.

Quant à savoir si d’autres éditions auront lieu ces prochaines années, Kai Landwehr préfère ne pas s’avancer. «Nous allons commencer par faire un bilan et voir quels enseignements nous pouvons en tirer. Mais j’espère qu’il y en aura d’autres. Toutefois, à terme, l’idéal serait qu’on puisse s’en passer. Cela voudrait dire que les gens sont suffisamment sensibilisés».

Quelques exemples d’économies

La fondation Myclimate estime que le potentiel d’économies d’un livre, acheté d’occasion, est de 5 kilos de CO₂ (20 kilos pour un jeans, 100 kilos pour un aquarium, 437 kilos pour un frigo ou 1250 kilos pour un cabanon de jardin en bois). En comparaison, 1000 kilos de CO₂, c’est: un aller simple Genève-New York en avion, ce que capturent annuellement 80 arbres adultes, ou encore 3000 bouteilles de bière (33 cl).

Une fondation pour la réinsertion

Coup d’Pouce fait partie de la fondation Emploi Solidarité, à but non lucratif. Son fonctionnement est simple: un service de ramassage s’occupe de récupérer tout ce qui est en bon état, mais dont le propriétaire veut se débarrasser. Puis, une équipe se charge de revaloriser, trier et nettoyer ces objets, qui finalement se retrouveront dans les rayons des magasins de Bulle, Châtel-Saint-Denis, Estavayer-le-Lac, Fribourg et Romont. Chacune de ces étapes est réalisée par des personnes en voie de réinsertion professionnelle et sociale.

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