Drame de Toulouse: La presse appelle à éviter toute récupération
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Drame de ToulouseLa presse appelle à éviter toute récupération

La presse a salué la retenue et le moment d'unité nationale observés par les candidats à l'élection présidentielle après le drame de Toulouse.

La presse française s'est indignée mardi de la tuerie de Toulouse - qui a fait quatre morts dont trois enfants dans une école juive - et saluait le moment d'unité nationale observée par les candidats à l'élection présidentielle.

«En l'état de l'enquête, dans le feu de la campagne électorale, les candidats, et le candidat-président en particulier (Nicolas Sarkozy), doivent se garder de toute surenchère, interprétation abusive ou exploitation politicienne de ces crimes» écrit l'éditorialiste de Libération (gauche).

«Puisse ce drame inciter les différents responsables politiques à la retenue et à la prudence, dans l'usage des mots, dans l'agitation des antagonismes, dans la dénonciation de boucs émissaires», exhorte le journal catholique La Croix.

Aucune instrumentalisation

Pour L'Humanité (communiste), «l'exigence de dignité interdit à quiconque d'instrumentaliser ces crimes et la douleur qu'ils provoquent».

«Le débat politique, ses joutes et ses petites phrases sont mis entre parenthèses», relève Le Figaro (droite). «La France, en deuil, meurtrie, consternée, ne doit pas rester prostrée».

Au-delà des bords partisans

Le Midi Libre, quotidien régional, estime qu'«en l'espace de quelques heures, l'unité de la Nation a supplanté les aboiements partisans et les viles querelles des présidentiables», ce qui pour l'éditorialiste du journal est «un bien». «Mais pour combien de temps ?».

Même si «l'heure est à la solidarité, à l'émotion, au respect, au recueillement», d'après La Nouvelle République du Centre-ouest, «l'ombre de ce tueur glacial va désormais planer sur la campagne». Car «l'idéologie qui sous-tend ces actes est celle de la haine, de la xénophobie et de l'antisémitisme», selon les Dernières Nouvelles d'Alsace.

Chasse à l'homme

Après la tragédie qui s'est produite lundi matin à l'école Ozar Hatorah de Toulouse (sud-ouest), la police était engagée mardi dans une chasse à l'homme pour retrouver un tueur en série, auteur vraisemblable de cette attaque mais aussi de l'assassinat de trois militaires ces huit derniers jours dans la même région.

Les principaux candidats à l'élection présidentielle (22 avril et 6 mai) ont décidé de suspendre leur campagne. (afp)

Minute de silence dans une école

Le président Nicolas Sarkozy, en lice pour un second mandat, et le candidat socialiste à l'Elysée François Hollande observeront la minute de silence en hommage aux victimes de la tuerie de Toulouse, ce mardi à 11h dans une école. Ils ont décidé de suspendre leur campagne électorale, après la fusillade meurtrière lundi dans une école juive de Toulouse.

Nicolas Sarkozy se rendra au collège François Couperin, dans le IVe arrondissement de Paris, a annoncé l'Elysée. Il y rencontrera des membres de la communauté éducative et des représentants des parents d'élèves, et échangera avec des élèves dans une salle de classe, selon le communiqué.

Le chef de l'Etat rencontrera ensuite, à 12h15, les représentants des communautés juives et musulmanes de France.

Quant à François Hollande, interrogé sur RMC sur sa participation cette minute de silence prévue dans tous les établissements scolaires de France, il a répondu: «je le ferai». Pressé de dire comment, il a précisé: «en me rendant dans une école».

Il a refusé d'indiquer le nom et la ville de l'établissement. «Parce que je ne veux pas donner plus de communication que cela -mais j'irai».

Lundi, un inconnu a froidement abattu quatre personnes -dont trois enfants- devant un collège juif à Toulouse.

Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a demandé aux chefs d'établissement, aux directeurs d'école et aux professeurs de faire respecter ce mardi à 11h précises «une minute de silence en hommage aux victimes, dans toutes les écoles et les établissements scolaires de France».

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