Tennis – Masters: La presse britannique met Murray de mauvais poil
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Tennis – MastersLa presse britannique met Murray de mauvais poil

Défait par Nadal en deux sets (6-4 6-1), mercredi au Masters à Londres, l'Ecossais a été agacé par les questions concernant sa coupe de cheveux sur le court.

par
Oliver Dufour
Londres

Un petit coup de ciseau pour enlever un mèche gênante et c'est tout le Royaume-Uni qui s'émeut. Lors de son duel avec Rafael Nadal pour leur 2e match du groupe Ilie Nastase, Andy Murray a profité de la première pause du 1er set, alors mené 1-2, pour sortir une paire de ciseaux de son sac de sport et couper lui-même quelques cheveux récalcitrants au sommet de son front. Forcément, l'image est insolite en plein match de tennis opposant deux membres du «Big Four», mais la presse avait particulièrement envie de couper les cheveux en quatre.

«Je crois que personne n'a jamais vu un joueur se couper les cheveux lors d'un changement de côté. Ca tombait sur vos yeux?», a demandé une journaliste anglaise. «Ouais, un peu, ouais», a simplement rétorqué Murray. «Trimballez-vous toujours une paire de ciseaux avec vous?», a insisté l'importune. «Non.»

Voilà qui aurait dû clore le sujet. Mais la presse britannique n'est pas du genre à avoir un poil dans la main. Un autre confrère a tenu à aller plus loin dans l'analyse. «Le fait que vous vous coupiez les cheveux est-il peut-être un signe que vous êtes préoccupés à propos de la semaine prochaine et de la dynamique de ce tournoi?» Voilà qui a eu le don d'irriter le No 2 mondial.

«Je ne sais pas pourquoi de si petites choses ont autant d'importance pour vous autres. J'avais des cheveux dans l'œil, j'ai juste voulu m'en débarrasser. Ca a juste pris deux secondes. Rien de plus. Ca n'avait rien à voir avec la semaine prochaine ou quoi que ce soit avec le résultat de ce match. J'ai tenu le coup jusqu'à 4-4 après ce changement de côté. Ce n'est pas comme si ça m'avait affecté d'une façon ou d'une autre après que c'est arrivé.» Moralité, mieux vaut faire attention de caresser Andy Murray dans le sens du poil.

Ce n'était peut-être pas le bon moment pour s'en rendre compte, a pour sa part rigolé son bourreau, Rafael Nadal, peu après. «Il avait l'entraînement d'avant-match pour ça!»

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