Actualisé 01.09.2015 à 07:43

Lac Léman

La presse française tire à boulets rouges sur la CGN

Un naufrage hivernal serait dramatique, juge un rapport des pompiers de Haute-Savoie. La compagnie et Vaud se veulent rassurants.

de
Jérôme Faas
Les bateaux de la CGN disposent tous de nacelles de survie, soit ces canots orange présentés sur ce montage du canton de Vaud.

Les bateaux de la CGN disposent tous de nacelles de survie, soit ces canots orange présentés sur ce montage du canton de Vaud.

Si un bateau de la CGN chavirait brusquement en hiver, la moitié des individus tombés à l'eau mourrait en 30 minutes. Problème: il en faudrait 45 aux sauveteurs pour intervenir. Ces éléments figurent dans le «schéma départemental d'analyse et de couverture des risques» rédigé par les sapeurs de Haute-Savoie, que le préfet doit encore valider. «Le Dauphiné libéré» a obtenu le document et fait réagir un expert anonyme: les Suisses et la CGN se ficheraient de ce scénario et minimiseraient les risques.

«Je n'ai pas lu ce rapport, mais s'il s'agit d'énoncer qu'un lac, de nuit et en hiver, est un milieu plus hostile que la terre ferme en été, c'est enfoncer des portes ouvertes. Dire que nous nous fichons de la sécurité, en revanche, est archi-faux», réagit Denis Froidevaux, chef du Service vaudois de la sécurité civile et militaire. Il indique que seul le feu forcerait les passagers à vite quitter le bateau. Dans ce cas, des nacelles de survie sont à disposition.

La CGN, soumise à l'autorité de l'Office fédéral des transports et au règlement franco-suisse de navigation sur le Léman, fait le même constat. Le scénario d'individus plongés dans l'eau glaciale est «extrêmement peu probable»: le dernier incident remonte à 1883, et des canots de sauvetage sont toujours installés pour tous les passagers, qui tous disposent d'un gilet.

La préfecture et les pompiers français n'ont pas communiqué leur interprétation du rapport dévoilé hier par le quotidien français.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!