Chine: La presse ménage Trump mais menace Taïwan

Actualisé

ChineLa presse ménage Trump mais menace Taïwan

L'entretien téléphonique entre le président élu américain et la présidente taïwanaise occupe les médias chinois.

Les Une de la presse chinoise font toutes état de la crise diplomatique déclenchée par la conversation téléphonique entre Donald Trump et la présidente de Taïwan vendredi 2 décembre.

Les Une de la presse chinoise font toutes état de la crise diplomatique déclenchée par la conversation téléphonique entre Donald Trump et la présidente de Taïwan vendredi 2 décembre.

AFP

Donald Trump a de nouveau ciblé la Chine dimanche en l'accusant de dévaluer sa monnaie et de construire «un vaste complexe militaire en mer de Chine du sud».

Dans l'attente d'une réaction officielle, les médias chinois restent prudents, à l'instar du «Global Times», qui se contente de rappeler sur son site internet à propos de la mer de Chine que «construire sur son territoire fait partie des attributs de la souveraineté».

Les éditoriaux de la presse de lundi mettent sur le compte de l'inexpérience diplomatique du magnat de l'immobilier le fait qu'il ait accepté de parler par téléphone vendredi avec la présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen.

Cet entretien a reçu «une importance qu'il ne mérite pas», estime le «China Daily», y voyant simplement le signe de «l'inexpérience de Trump et de son équipe de transition en matière d'affaires étrangères».

Pékin considère Taïwan comme une de ses provinces et s'oppose à toute relation officielle entre des dirigeants étrangers et les autorités taïwanaises.

Droit vers la guerre?

«La question de Taïwan fait partie des sujets les plus sensibles en Asie orientale et si l'on s'y prend mal, cela pourrait conduire à la guerre», écrit le «Global Times», aux positions nationalistes considérées habituellement proches de la ligne du régime chinois, dans un éditorial titré «Parlez à Trump, punissez l'administration Tsai».

Le journal note qu'il serait «déplacé de s'en prendre à Trump puisqu'il est toujours président élu» mais qu'en revanche, Pékin peut sanctionner Taïpei «afin de lui adresser un message». La Chine pourrait ainsi faire perdre «un ou deux alliés diplomatiques» à Taïwan, parmi la vingtaine d'Etats, dont le Vatican, qui entretiennent des relations avec l'île plutôt qu'avec Pékin, plaide le quotidien de langue anglaise.

Le «Global Times» suggère aussi que Pékin «renforce son déploiement militaire» au large de Taïwan.

Mais vis-à-vis du futur président des Etats-Unis, «il vaut mieux engager des discussions constructives avec lui», selon le quotidien. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion