Actualisé 29.01.2020 à 06:22

BasketballLa presse sous le choc après la mort de Bryant

Aux Etats-Unis et en Europe, les médias rendent un vibrant hommage à la star morte dans un accident d'hélicoptère.

Les «Unes» de la presse saluent une légende.

Les «Unes» de la presse saluent une légende.

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Mort d'une «icône mondiale», disparition d'une «légende», la presse mondiale était sous le choc dimanche après la mort accidentelle de Kobe Bryant, ex-joueur vedette de la NBA et l'un des plus grands joueurs de l'histoire du basket.

Aux Etats-Unis, où le basketteur a fait carrière pendant vingt ans dans les rangs des Lakers de Los Angeles, la mort de Kobe Bryant a fait l'effet d'une bombe, bien au-delà de la seule sphère sportive.

Une photo en noir et blanc et un seul titre : «Bryant Kobe, 1978-2020». «Sports Illustrated» n'a pas jugé nécessaire d'en ajouter davantage en une. L'hebdomadaire de référence du sport américain revient ensuite en images sur les «innombrables unes» qu'il a consacrées au champion.

Décès de Kobe Bryant: l'émotion de LeBron

La star des Lakers LeBron James, enlacé par une personne, puis séchant ses larmes avec un mouchoir sur le tarmac de l'aéroport de Los Angeles: l'image poignante de sa réaction après la mort de Kobe Bryant faisait le tour des réseaux sociaux dimanche.

Mais, au-delà du monde du sport, les grands titres de la presse américaine saluent tous avec émotion la disparition de la star des Lakers.

L'hommage de la NBA à Kobe Bryant

A la Nouvelle-Orléans et à San Antonio, qui recevaient respectivement Boston et Toronto, les joueurs ont volontairement cessé de jouer pendant les 24 premières secondes, en référence au numéro porté par Bryant dans sa seconde partie de carrière.

A Los Angeles où Kobe Bryant a passé toute sa carrière, le «Times» consacre toute sa une internet à cette disparition: «Comment est-il possible que Kobe Bryant soit parti ? Sa légende ne devait pas se terminer comme ça», écrit le journaliste Bill Plashke, qui se dit «dévasté» par cette mort. «Je suis en train de crier, de lancer des jurons au ciel, de pleurer sur mon clavier, et je me fiche de savoir qui le voit», écrit-il.

«Kobe Bryant est mort et ce sont les mots les plus durs que je n'ai jamais écrits pour ce journal», ajoute Bill Plashke, invitant ses lecteurs à «pleurer» avec lui.

«Carrière exceptionnelle»

«Kobe Bryant n'est plus et c'est aussi une petite partie de nous mêmes qui disparaît», conclut le journaliste.

A l'autre bout du pays, le «New York Times» évoque également en une de son site internet la disparition de Kobe Bryant avant de revenir sur sa «carrière exceptionnelle» dans un long portrait, dans lequel il évoque aussi les accusations de viol dont a fait l'objet le joueur en 2003.

Sa personnalité, controversée, est également rappelée dans le «Wall Street Journal». «Sur le parquet, il était l'alpha, vraiment, pour le meilleur et parfois pour le pire (...) Il ne jouait pas au basket pour se faire des amis», écrit ainsi le «WSJ», évoquant sa volonté que tout le jeu «repose sur ses épaules», même lorsque ce n'était pas indispensable, au détriment de ses co-équipiers.

En Europe, le choc est le même, particulièrement en Italie où Kobe Bryant a grandi entre Toscane et Calabre, dans les pas de son père lui-même basketteur.

«La Gazzetta dello Sport» le rappelle sur son site internet où l'on peut voir une video de Kobe, enfant, jouant au basket à Pistoia en Toscane. Le journal, qui l'avait récemment invité dans ses locaux, rappelle aussi combien le champion aimait le «calcio», le football italien, et particulièrement l'équipe du Milan AC dont il était un des fervents «tifosi».

Idem pour le «Corriere dello sport» qui rappelle combien le joueur était attaché à l'Italie et à son football. Et de citer Francesco Totti, icône romaine du «calcio», se disant «honoré d'avoir connu le champion» américain.

En France, où Kobe Bryant a passé quelques mois adolecent, «L'Equipe» consacre neuf pages à sa disparition avec une photo du joueur posant sur un toit de Paris. «Le basket ne suffit pas à me définir», déclarait Kobe Bryant au journal français dans une interview réalisée en 2017.

(nxp/afp)

(NewsXpress)

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