15.10.2020 à 06:11

Bruno Peki«La pression me pousse à bosser à fond»

Le jeune humoriste Bruno Peki, qui présente son premier one-man-show, ne ménage pas ses efforts pour vivre de sa passion.

de
Ludovic Jaccard

Grand gagnant de la 7e édition du concours Scène ouverte de Morges-sous-Rire, Bruno Peki sillonne désormais la Suisse romande pour présenter son premier one-man-show, «Innocent», où il raconte avec humour sa vie de jeune homme. À 21 ans, le comique genevois-brésilien, que l’on peut aussi entendre sur Radio Lac, dans «Les Bras Cassés», sur Couleur 3, sur LFM, ou le voir dans les vidéos du média Tataki, compte bien se donner les moyens pour réussir dans son métier qui le passionne depuis toujours.

Quest-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans lhumour?

J’ai commencé à faire du théâtre vers 15-16 ans. Avant, je faisais beaucoup de tennis de table. Au bout d’un moment ce sport m’a lassé et comme j’avais toujours aimé la scène, j’ai commencé à suivre des cours de théâtre classique, donc pas humoristique. Et quand il a fallu faire mon travail de maturité, j’ai présenté un one-man- show. C’est comme ça que je me suis lancé.

Vos sketches sont-ils autobiographiques?
Ils sont souvent inspirés de ma vie. Après, j’aime bien aussi évoquer des choses plus générales pour que ça parle aussi aux gens et qu’ils puissent se reconnaître. Je ne veux pas forcément parler que de moi, mais je vais aborder des thèmes qui me touchent ou des choses que j’ai vécues. Pour résumer, je dirais que c’est une vision d’un jeune homme de 21 ans sur ce qu’il vit et sur ce qu'il y a autour de lui.

Vous avez un petit côté insolent sur scène. Cela vous ressemble-t-il vraiment?

Je n’avais même pas remarqué ce côté insolent (rire). Mais oui, j’ai un peu ce côté-là dans la vie. Quand j’étais à l’école, je n’étais pas forcément le cancre de la classe, mais je pense que certains profs ne doivent pas avoir de bons souvenirs de moi, malheureusement!

Avez-vous été encouragé par vos parents pour vous lancer dans cette carrière?

Oui à fond, j’ai eu beaucoup de chance pour ça. Ils m’ont toujours accompagné dans tout ce que je faisais. Quand je faisais du tennis de table, ils venaient tout le temps avec moi dans les tournois. Quand je me suis lancé dans le théâtre, puis dans l’humour, ils ont aussi été derrière moi pour me soutenir. Ils n’ont jamais remis en question mes choix. S’ils voient que ça me plaît , que je peux y arriver, que je m’en donne les moyens, que je travaille et que je suis heureux en faisant ça, ils me poussent à fond.

Auriez-vous pu faire un autre métier?

Petit, je voulais devenir cuisinier. Mais quand j’ai fait un stage en cuisine à 12 ou 13 ans, j'étais tellement fatigué à la fin de la journée de juste rester debout, que je n’ai plus jamais eu envie de retourner dans une cuisine. Aujourd’hui, je me verrais mal faire un autre boulot que celui que j’exerce maintenant.

Avez-vous peur que le succès ne soit pas au rendez-vous?

Oui, car c’est un choix de carrière moins conventionnel que la plupart des autres. Tous mes potes sont à l’université ou dans d’autres formations. Ils vont faire quatre ou cinq ans d’études et après ils auront un métier. Pour moi, c’est un peu au jour le jour. On se fixe des objectifs et on regarde si ça marche ou pas. C’est beaucoup de pression et ça ne s’arrête jamais. Mais comme je ne me vois vraiment pas faire autre chose, je me dis autant y aller à fond là-dedans et si ça marche, c’est incroyable. Et si ça marche pas… Non, en fait, ça doit marcher car il n’y a pas de plan B (rires)! Cette peur et cette pression me poussent à travailler à fond.

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