Genève - La Pride court en attendant la Marche des fiertés
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GenèveLa Pride court en attendant la Marche des fiertés

Reporté au mois de septembre, le traditionnel défilé de la communauté LGBTQIA+ sera précédé par des événements les 26 et 27 juin. Deux courses sont au programme.

par
Leila Hussein
Lors de la dernière édition en 2019, le défilé avait réuni entre 35’000 et 45’000 participants, à Genève.

Lors de la dernière édition en 2019, le défilé avait réuni entre 35’000 et 45’000 participants, à Genève.

Ivan P. Matthieu/Abbey road

Avant de marcher, la Geneva Pride propose aux membres de la communauté LGBTQIA+ de courir. Après un défilé annulé en 2020, la manifestation revient en force avec un programme en deux temps. À l’occasion du mois des fiertés, les organisateurs donnent rendez-vous au public les 26 et 27 juin prochains, à Genève. Deux courses aux couleurs de l’arc-en-ciel sont notamment prévues. La traditionnelle Marche des fiertés, événement phare de la Pride, elle, se tiendra le 11 septembre.

Revendications d’actualité

Cette année, la manifestation romande a une nouvelle ambition. «Nous voulons mettre en avant les minorités des minorités, à savoir les personnes trans, intersexuées et racisées», a confié jeudi Xavier Lavatelli, coprésident de l’association Geneva Pride. L’objectif reste néanmoins toujours le même «obtenir l’égalité en droit et en fait».

D’autres revendications seront exprimées samedi 26 juin, lors d’un rassemblement politique, militant et associatif, à la place des Nations, durant l’après-midi. Deux thématiques, sur lesquelles le peuple est prochainement amené à voter, seront discutées. «Le Oui et le Non. Le Oui au mariage civil pour toutes et tous et le Non pour soutenir l’introduction de la notion de consentement dans la définition du viol», a précisé Yolanda Martinez, responsable des relations associatives.

Le soir-même, un concert du groupe réunionnais «Eat my butterfly» est prévu au Théâtre de l’Orangerie, au Parc La Grange. L’événement, à prix libre, se déroulera sur inscription.

En attente du feu vert

Le sort de la manifestation reste encore entre les mains des autorités sanitaires. Les organisateurs attendent leur feu vert d’ici quelques jours. Sans oublier que la situation sanitaire peut encore évoluer. «Avec le Covid tout est possible», admet Xavier Lavatelli, qui reste toutefois optimiste. Surtout que cette année, l’association a travaillé d’arrache-pied. «Au niveau du sponsoring, la pandémie a rendu les choses très compliquées. Nous n’avons pas pu lever des fonds», explique le coprésident, qui se réjouit du large soutien des autorités locales, telles que la Ville et le Canton.

Au pas de course

La journée du dimanche 27 juin sera dédiée à la course, avec une Pride Run et un Pride Game, toutes deux sur inscription. La première épreuve se tiendra le matin et consistera en une course inclusive, soit sans catégories, sur les sept kilomètres de la Voie verte. L’après-midi, une course d’orientation prendra place au cœur de la ville. «Nous voulons recréer du lien au sein de notre communauté. Le Covid a isolé beaucoup de monde. Nous avons eu des souffrances. Nous avons besoin de nous retrouver, de parler, d’évacuer», a relevé Daphnée Villet, coprésidente de la Geneva Pride. Un pique-nique à l’extérieur du Théâtre de l’Orangerie viendra compléter le programme de la journée.

De retour du 8 au 12 septembre

La Pride romande reviendra au bout du lac au mois de septembre, du 8 au 12. Le village et la traditionnelle Marche des fiertés sont prévus. La dernière édition du défilé, en 2019, avait réuni entre 35’000 et 45’000 participants, à Genève. L’année prochaine, cet événement romand, qui se tient chaque année dans une ville différente, devrait prendre place à Bulle, dans le canton de Fribourg.

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