Merck Serono: La procédure de conciliation a échoué
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Merck SeronoLa procédure de conciliation a échoué

Le conflit social chez Merck Serono ne trouvera pas d'ébauche de solution devant la Chambre des relations collectives de travail.

La procédure de conciliation imposée à fin juin par le Conseil d'Etat genevois s'est soldée par un échec. Réunis en assemblée générale mercredi matin, les employés de Merck Serono ont décidé à une «écrasant majorité» de «renvoyer à l'expéditeur les maigres concessions faite par la direction», a indiqué mercredi Unia. Le syndicat met en avant l'intransigeance du groupe pharmaceutique allemand pour expliquer le dénouement.

Plusieurs séances de négociation

Plusieurs séances de conciliation se sont pourtant déroulées depuis le 3 juillet. Elles ont réuni la direction, les représentants du personnel et Unia. La discussion a uniquement porté sur le plan social et non sur le licenciement de 500 employés et le transfert de 750 autres, des mesures déclarées définitives par la direction.

Selon Unia, Merck Serono était certes disposé à améliorer globalement de 4% le plan social, mais dans une ampleur bien éloignée des revendications du personnel. Les apports touchaient notamment à une revalorisation des indemnités pour les plus bas salaires ainsi que pour les employés les plus âgés.

Dans un communiqué publié en soirée, la direction de Merck Serono dit «regretter que cette procédure de conciliation n'ait pas abouti à un accord permettant de mettre en oeuvre les prestations supplémentaires qui étaient proposées aux employés». La plupart des collaborateurs ont maintenant eu des discussions individuelles clarifiant leur situation personnelle, précise par ailleurs le texte.

Intervenue à la demande du Conseil d'Etat genevois, la conciliation devant la Chambre des relations collectives de travail (CRCT) avait été accepté à la fois par le personnel et la direction le 28 juin. Elle tombait après onze semaines de mobilisation des employés de Merck Serono, et le jour de l'entame d'une 4e journée de grève.

Fin du devoir de réserve

L'échec, constaté par la CRCT elle-même, implique la fin également du devoir de réserve imposé par la procédure aux parties en conflit. Du coup, selon Unia, les employés ne vont pas désarmer. Une nouvelle assemblée générale du personnel est d'ores et déjà agendée au 26 juillet

Le 24 avril, Merck Serono avait causé une onde de choc à Genève en annonçant la fermeture en 2013 de son site, racheté en 2006 à Ernesto Bertarelli pour 16,8 milliards de francs. La direction du groupe allemand prévoit d'entamer des entretiens individuels dans la cadre de la mise en oeuvre d'ici à la fin juillet. (ats)

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